Association des Anciens Appelés en Algérie et leurs Ami(e)s Contre la Guerre

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Bretagne : une rencontre régionale à Gouarec le 20 février 2020

dimanche 8 mars 2020, par Anne Doussin , Yves Boucher

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Comme chaque année, nous nous sommes réunis sur la région pour faire le point avant l’assemblée générale.

Voici les principaux thèmes que nous avons abordés :
La région Bretagne compte 45 adhérents. 19 se sont retrouvés le 20 février à Gouarec (22) pour notre rencontre annuelle ; 11 s’étaient excusés dont la moitié avaient fait connaitre leurs positions, propositions, etc. suite à l’offre du jour qu’ils avaient reçu.
Trois anciens appelés, nouveaux adhérents, ont participé pour la première fois à notre assemblée. Ils ont rejoint la 4ACG suite, soit à une projection du film «  Retour en Algérie  » d’E. Audrain, de la présentation du livre «  L’embuscade  » d’A. Guillou, ou d’une rencontre avec un membre de notre association.
Cinq membres de la région participeront à l’AG de Manosque ; l’éloignement et… l’état de santé de plusieurs sont les raisons de cette faible mobilisation. Le souhait que l’AG 2021 soit moins excentrée et plus accessible par transport public a été fortement exprimé.
Les actions menées dans la région sont modestes. Les causes : dispersion géographique des adhérents sur un grand territoire, âge (?), manque de lien avec les établissements scolaires en particulier…

Trois sujets ont particulièrement donné lieu à échanges :

  • L’ICAN (Campagne Internationale pour l’Abolition de l’Armement Nucléaire). Jean rappelle les modalités possibles pour sensibiliser nos municipalités. Nous demandons que la 4ACG au niveau national, s’engage tant sur le principe, que sur sa participation financière.
  • Le SNU (Service National Universel) Peu de positions tranchées, pour un refus global. La plupart reconnaissent l’importance d’un brassage, de rencontres, de découvertes qu’il pourrait permettre, d’ouvrir les jeunes à une vision du monde, de la vie. Tous ont donné leurs points de vue souvent de façon contradictoire, voire inconciliable. L’ensemble de ces positions fait apparaître des interrogations : universel, mais ne pouvant pas répondre aux besoins de chaque catégorie de jeunes, inutile pour certains, trop court pour ceux qui en auraient vraiment besoin. Est-ce à l’armée de prendre en charge cette mission, ou plutôt à des associations de culture populaire, de jeunesse, sportives ou de solidarité ? Et à condition qu’on leur en donne les moyens. Quelles valeurs veut-on promouvoir avec ce SNU
  • L’AVENIR DE LA 4ACG Constat que les anciens appelés Bretons, comme ceux des autres régions, prennent de l’âge et sont appelés à disparaître à plus ou moins courte échéance. Nécessité donc de recruter des «  Amis  », des «  jeunes  ». Est-ce réaliste de vouloir pérenniser une association, en l’absence de ceux qui en sont la raison d’être ? Pourtant, tous souhaitent que les valeurs qui sont les piliers de l’association, à partir du vécu des anciens appelés, ne soient pas oubliées. Des idées : cotisation plus forte pour palier à la baisse des cotisations des anciens appelés, développer davantage nos interventions (lycées, facs, Maisons Pour Tous, de Quartier, etc.).« Il y a encore aujourd’hui une grande ignorance de l’histoire de la guerre d’Algérie, même de la part des Algériens ». « À l’origine, le but de la création de la 4ACG, c’était le reversement de la pension « qui brûlait les doigts », il faut garder le terme « Algérie », ni oublier les, victimes de notre guerre ». « Intégrer une association de vétérans de toutes les guerres, ne nous éloigne-t-il pas de la raison même de la 4ACG : la guerre d’Algérie. Cela ne donnerait pas plus de place aux femmes, ou à ceux des amis qui ont rejoint notre association, mais qui n’ont pas personnellement participé à des guerres ». Plusieurs se sont exprimés sur la nécessité de rester sur l’Algérie, notamment par les participations financières. « Nécessité, quel que soit le devenir de l’association, de mettre la priorité sur la création d’un Office Franco-Algérien du type de celui Franco-Allemand qui a permis la réconciliation après trois conflits très durs ».
  • Dans la proposition de réforme des statuts, le projet de fondre les deux collèges, anciens appelés et amis, remporte l’approbation de tous.

La journée se termine avec le projet de se retrouver pour certains à l’AG de Manosque à la fin du mois.

Quimper le 7 mars 2020
MF. & Y. Boucher

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