Association des Anciens Appelés en Algérie et leurs Amis Contre la Guerre

Accueil > Vie de l’association > Vie des régions > Pays de Loire > A La Roche-sur-Yon (85). La 4 ACG aux journées Algéro-Yonnaises

A La Roche-sur-Yon (85). La 4 ACG aux journées Algéro-Yonnaises

dimanche 6 mai 2012, par Paul Templier

Version imprimable de cet article Version imprimable

La Roche-sur-Yon, les « Journées Algéro-Yonnaises » à l’occasion du 50e anniversaire de l’indépendance de l’Algérie et de 24 années de jumelage de cette ville avec Tizi-Ouzou (Kabylie).

C’était le 30 mars 2012, sollicités par l’association ALFA (Algérie-France-Amitié), en ouverture d’une soirée consacrée à l’Algérie, deux représentants des 4ACG ont participé à une table ronde aux côtés de divers intervenants.
Paul Templier nous en parle…

C’était à la Maison de quartier de Pont-Morineau, à la Roche-sur-Yon, les « Journées Algéro-Yonnaises » à l’occasion du 50e anniversaire de l’indépendance de l’Algérie et de 24 années de jumelage de cette ville avec Tizi-Ouzou (Kabylie).

Par l’intermédiaire de deux amis, j’ai été invité, en tant qu’adhérent à la 4ACG, à témoigner de ce que j’ai vécu en Algérie. Souhaitant ne pas être le seul représentant de la 4ACG, Bernard Pointecouteau s’est joint à moi et étaient présents dans la salle Gilles Champain, son épouse et Elie Charrier .

Une centaine de personnes ont participé à cette soirée, dont bon nombre d’algériens et algériennes, des couples mixtes, des rapatriés et des responsables du Jumelage, un franco-tunisien représentant de la municipalité.

La grande question à laquelle cette soirée voulait s’efforcer de répondre était celle-ci : la guerre d’Algérie était-elle nécessaire ? Je l’ai d’emblée traduite de la manière suivante : pouvait-on sortir de la colonisation sans conflit ? Question qui ne cessera de revenir, sous diverses formes, tout au long de la soirée.

Sous la conduite ferme d’un journaliste, ce sont surtout cinq anciens appelés et rappelés qui ont témoigné et répondu aux questions de l’animateur et de la salle, notamment sur l’état d’esprit qui était le nôtre au départ, sur la manière dont nous avions fait face à la question du mépris et de la violence, sur le silence dans lequel beaucoup se sont enfermés au retour. Bernard a évoqué l’esprit dans lequel est née la 4ACG, les objectifs qu’elle se donne (projets de solidarité, témoignages auprès de la jeunesse, liens d’amitié avec les Algériens et lutte contre la guerre).

J’ai bien sûr parlé du livre que nous préparons : « Guerre d’Algérie, Guerre d’indépendance - Paroles d’humanité » et de l’émotion que nous avons eu, dans le comité de lecture, à découvrir la grande richesse et la diversité de témoignages.

Il y eut ensuite une conférence-débat de l’historien et journaliste algérien Arezki Métref : L’Algérie de 1962 à 2012.

Des Algériens se sont exprimés durant cette soirée, tant lors du débat qui a suivi la conférence que pour nous apporter des informations et des nouvelles du jumelage.

Les artisans du jumelage n’ont pas caché les difficultés qu’ils ont rencontrées lors de la mise en place avec le pouvoir algérien de l’époque. Les échanges avec les écoles de Tizi Ouzou et avec les autorités locales sont toujours enrichissantes et satisfaisantes de part et d’autres, dans un climat de confiance.

Avec le buffet, nous avons pu nous régaler de spécialités kabyles et échanger avec des personnes ayant vécu la coopération. Pour clôturer la soirée, c’est un historien passionnant, Arezki Métref, que nous avons pu écouter et interroger, manifestement critique par rapport à l’histoire « officielle » de son pays, et se situant à distance de tout islamisme. Il pense que l’Algérie ne pourra indéfiniment échapper aux évolutions en cours dans les pays arabes.

Paul Templier

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message

Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.