Association des Anciens Appelés en Algérie et leurs Amis Contre la Guerre

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50 ans après la guerre d’Algérie : la parole se libère à Landerneau

lundi 24 février 2014, par Jean Miossec

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A l’initiative de ce débat, le 5 février 2014, un collectif de lecteurs intéressés par le livre de Laurent Laot : Avoir 20 ans pendant la guerre d’Algérie et après…Questions d’humanité (Golias) et celui de la 4acg : Guerre d’Algérie, Guerre d’indépendance. Paroles d’humanité (L’Harmattan), ainsi que l’association Peuples solidaires.


Vu la diversité des 90 personnes rassemblées (anciens appelés et leurs épouses, sœurs ou enfants d’appelés, engagés, coopérants, pied-noir…), variées furent aussi les expériences partagées.

Les méthodes de guerre en Algérie : la torture évoquée par un certain nombre, justifiée par le Général Aussaresses, mais dénoncée par le Général de Bollardière.

Les conséquences de la guerre sur les anciens appelés et leurs familles : le silence, les cauchemars encore actuellement, les traumatismes, la violence, l’alcoolisme, des décès prématurés.

La colonisation : formation de très peu de cadres algériens avant 1954.

Les intérêts cachés de la France en Algérie : il fallait garder le Sahara à cause de son pétrole, de sa base de lancement de fusées, de l’expérimentation de la bombe atomique.

La guerre à Paris : manifestations des rappelés, attentats de l’OAS, censure des journaux comme Témoignage Chrétien.

La coopération : les coopérants français des années 1970 comme ceux des années 2000 accueillis à bras ouverts en Algérie ; aucun reproche même de la part des orphelins de guerre qu’ils avaient dans leurs classes.

Les échanges avec l’Algérie : on a regretté que peu de parrainages aient été conclus entre villes françaises et algériennes. Quelques personnes souhaiteraient participer aux voyages en Algérie organisés par la 4acg.

L’intégration des enfants et des jeunes d’origine maghrébine en France : beaucoup reste à faire pour qu’il y ait moins de racisme à leur égard et qu’ils ne soient pas tentés par un islam radical.

Un extrait du film : En finir avec la guerre, passé en fin de soirée, a donné envie à un certain nombre de poursuivre l’échange autour d’un autre film de Mehdi Lallaoui.

« Ce que je retiens de ce débat, dit l’un des participants, c’est qu’il existe un chemin d’espérance pour une fraternité entre les deux peuples ».

Jean Miossec

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