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Dans la vallée du Jourdain,

POUR LES PALESTINIENS, « EXISTER, C’EST RESISTER »

lundi 19 décembre 2011, par 4ACG

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Voici un compte-rendu, sur la situation des agriculteurs palestiniens dans la Vallée du Jourdain et sur l’avancée de l’action menée par l’Association France Palestine Solidarité à laquelle participe financièrement la 4ACG depuis 2010.

Le 23 novembre dernier, nous (AFPS Paris-Centre) avons tenu à Paris une réunion d’information sur les conditions de vie des paysans palestiniens dans la Vallée du Jourdain et les difficultés qu’ils rencontrent pour s’y maintenir et y vivre. Les terres et l’eau sont accaparées par les colons israéliens et ils sont sous l’interdiction de construire – ou restaurer - des maisons. Nous avons aussi fait le point sur le projet « dattes » que nous avons mis sur pied.

La formation des planteurs

Cette réunion était essentiellement destinée à tous ceux qui ont participé au financement de la campagne « Parrainez un palmier » initiée par l’association France Palestine Solidarité (AFPS) en partenariat avec deux ONG palestiniennes, ou qui l’ont subventionnée. Cette campagne a permis la plantation de palmiers et la construction d’une chambre froide pour la conservation des dattes.

Notre amie Lauriane G., qui a contribué au lancement de cette campagne et nous a grandement aidés alors, travaille maintenant pour le Comité « Jordan Valley Solidarity ». Elle a témoigné des conditions effroyables qui sont ainsi faites aux Palestiniens ayant résisté et étant demeurés dans la Vallée malgré cela, soit environ 1/5e de la population y résidant avant 1967. Elle nous parle aussi de la violence des colons (et de l’armée) qui les entourent, en s’appuyant sur un diaporama très éloquent. Elle a démontré comment cet isolement avait été pensé et construit pour satisfaire des enjeux à la fois stratégiques, politiques et économiques, faisant de cette Vallée qui avait été le « grenier de la Palestine », le grenier maintenant d’Israël et, à sa suite, de l’Europe.

Les dattiers en nov 2011

De la richesse de son exposé, notons seulement que les 6400 colons (pour environ 60 000 Palestiniens confinés sur 5% de la surface de la Vallée) occupent 44% du territoire (le reste étant terrains militaires, réserves et routes réservées). Ces colons se sont vus offrir leur maison, et leur terrain, ont accès gratuitement à l’eau, l’irrigation, la santé, l’éducation (tout ce dont sont privés les Palestiniens). Ils ont même bénéficié d’un prêt de 20 000 euros pour s’installer.

De retour d’une mission dans la vallée, des militants des groupes locaux AFPS d’Ile de France qui pilotent en France le « Projet dattes » mis en œuvre par les ONG palestiniennes partenaires, ont fait ensuite le point sur sa réalisation et son avancée.

Ils ont rencontré le paysan, tête de file du groupement d’exploitants à Al Jiftlik, sur le terrain duquel a été construite, en avril 2011, la chambre froide destinée à la conservation des dattes. La chambre froide n’a été utilisée qu’à la marge pour le stockage des dattes, la récolte 2011 ayant été vendue par anticipation dès janvier 2011. Elle a aussi servi pendant 7 semaines (mai/juin) pour conserver une partie de la production de raisin. Il est considéré qu’elle pourrait aussi – en attendant la prochaine récolte de dattes - être utilisée en cas de fermeture du check point, permettant alors de conserver en état la production – légumes/fruits fragiles – jusqu’à la réouverture. Aucune difficulté n’a jusqu’à présent été notée par rapport au risque d’intervention des Israéliens.

Borne interdisant l’entrée aux zones de plantations

Il a aussi été procédé à un examen détaillé des plantations à Al Malih avec le PFU ( Palestinian Farmers Union, syndicat agricole), notamment de l’entretien des diverses parcelles, de l’installation des clôtures et des citernes afin de déterminer les suites à donner à ce projet. Le PFU s’occupe de trouver d’autres paysans pour la tranche suivante de plantation.

Lors de son assemblée générale 2011, l’association 4acg a voté une aide de 7000€ pour soutenir ce projet.

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