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Un succès : le festival « Femmes d’Algérie » à Vitrolles

vendredi 18 octobre 2019, par Anne Doussin , Danièle Champeaux

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Du 4 au 6 octobre 2019, ce festival a eu un succès, un retentissement dans la région et en Algérie, une fréquentation au-delà de toute attente : 800 entrées en 4 jours pour ce modeste cinéma d’Art et essai «  Les Lumières  » à Vitrolles.
Une table de librairie très active…
De nombreux articles dans la presse, la Provence, Ventilo et surtout ceux de Samira Bendris-Oulebsir dans «  Liberté  », quotidien algérien.

La salle a été plus que comble pour l’Ouverture en présence du maire de la ville de Vitrolles, du consul d’Algérie en France, des journalistes TAMDRARI Linda de la chaine 3 Algérienne et Samira Bendris-Oulebsir du journal «  Liberté  »

Nous n’avons eu que de bons retours, tant sur le choix des films projetés, que sur les interventions des personnalités invitées, et j’ajouterai même sur la qualité, la hauteur des débats …

Voici quelques-uns des thèmes apparus, débattus :

  • durant la décennie noire, la difficulté de vivre quand on est une femme jeune et libre («  Papicha  » de Mounia Meddour), l’assassinat des femmes en particulier quand elles sont cultivées, politisées, en responsabilité, féministes («  Lettre à ma sœur  » de Habiba Djahnine)

  • une femme seule est forcément une femme de mauvaise vie et lorsqu’elle n’est plus très jeune entrer en relation amoureuse est encore plus répréhensible («  Jusqu’à la fin des temps  » de Yasmine Chouikh).
  • le poids des traditions patriarcales en Kabylie et le mariage des femmes (dans «  Le voyage  » de Nadia Zouaoui)

    Le Voyage de Nadia from Nadia Zouaoui on Vimeo.

  • après la Décennie noire il y a ceux qui sont restés, ceux qui sont partis, ceux qui aimeraient revenir, ceux qui déçus du présent projettent de partir… Les incompréhensions, les difficultés d’en parler, de se situer («  Les bienheureux  » de Sofia DJAMA)
  • la contradiction de la politique du cinéma en Algérie : les films sont subventionnés, mais ils ne sont pas diffusés officiellement. Les films sont cependant beaucoup vus dans les cinémathèques de plus en plus nombreuses et dans les nombreux festivals en Algérie… Saïda, Annaba, Bejaïa…
  • l’actualité politique en Algérie, les craintes, les espérances, la détermination à faire évoluer la place de la femme.

Nous avons eu la chance, l’honneur de rencontrer ces jeunes réalisatrices Algériennes engagées dans des démarches émancipatrices, politiques fortes.

Et n’oublions pas. Quelle belle récompense pour tout ce travail collectif d’une année, une quinzaine de réunions, de la persévérance, du courage pour vaincre tous les obstacles, aller chercher l’impossible.

Un vrai travail associatif ! Merci à la 4acg de nous avoir soutenu, d’avoir diffusé l’information, d’avoir participé. La 4acg était là.

Danièle Champeaux pour le collectif Femme d’Algérie

Habiba DJHANINE {GIF}

Habiba DJHANINE a présenté deux films documentaires réalisés par des femmes cinéastes jeunes et débutantes dans le cadre d’un atelier de création organisé pendant plusieurs mois à Timimoune et ensuite son film «  Lettre à ma sœur  » dédié à Nabila sa sœur présidente de l’association «  highri N’Tmettouth  » (cri de femme) assassinée en 1995 à Tizi Ouzou.

édité par G. C. et A. D

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