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Le rassemblement anticolonialiste et antiraciste du 1er mars à Paris… bouclé par la police !

mardi 4 mars 2014, par Michel Berthelemy

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Depuis six ans, le collectif « Sortir du colonialisme » (dont fait partie la 4acg), organise une marche de clôture de la semaine anticolonialiste. Cette année encore, les organisateurs, conformément à la législation, avaient demandé l’autorisation à la Préfecture.

La veille de la marche, la réponse tombe : refusé ! Les organisateurs proposent alors un second parcours. Nouveau refus. Raison invoquée : risque de trouble à l’ordre public. Tout ce que nous propose, et nous impose, la Préfecture : un rassemblement statique sur la Place de la République.

Samedi 14h30 : nous sommes entre 400 et 500 personnes regroupées sur la Place. Après concertation, nous décidons malgré tout de tenter un départ. Aussitôt des voitures de police arrivent de partout et encerclent la Place. Plusieurs centaines de CRS (peut-être deux à trois mille) prennent place entre les voitures et les manifestants, et nous refoulent vers le terre-plein central. Le déploiement policier est énorme, disproportionné, tant sur la Place que dans les rues adjacentes. Quelques manifestants tentent de quitter les lieux. Impossible : les policiers les en empêchent. Nous sommes bouclés, encerclés, pris dans la nasse. Interdiction de sortir. Vers 15h30, nous apprenons que nous sommes retenus jusqu’à 17h. Deux jeunes Noirs qui se trouvaient là par hasard avant le bouclage policier, me demandent ce qui se passe. « Nous manifestons contre le racisme et le colonialisme ». « Ah bon, on savait pas… » Ils tentent de sortir : refoulés ! Ils seront libérés avec tout le monde à 17h.

On peut tenter des explications à cette interdiction : les incidents lors de la manifestation contre ND des Landes, la présence récurrente de provocateurs dans les cortèges…

Mais rien ne peut justifier de telles pratiques d’intimidation et de répression à l’encontre d’initiatives pacifiques et légalement déclarées. C’est la première fois en six ans que le collectif « sortir du colonialisme » est victime d’une telle décision. Un bilan sera évidemment établi par ce même collectif, et les conclusions portées à la connaissance de tous les participants.

Michel Berthelemy

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