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Élections législatives en Algérie : l’abstention atteint un niveau record, le parti FLN en tête

vendredi 10 juillet 2026, par Michel Berthélemy

Source : Ouest-France – 6 juillet 2026

Proposé par michel berthelemy

Le Front de libération nationale (FLN), parti historique de l’indépendance et formation proche du pouvoir, est arrivé en tête des législatives en Algérie, ont annoncé les autorités ce lundi 6 juillet. Comme annoncé, le scrutin a été marqué par une abstention record.

Avec un taux de participation de 21,24 %, les élections législatives du 2 juillet 2026 en Algérie ont enregistré une abstention record, selon des résultats officiels annoncés lundi 6 juillet. Le Front de libération nationale (FLN), parti historique de l’indépendance et formation proche du pouvoir, a remporté 90 sièges et arrive en tête du scrutin, a précisé Karim Khelfane, président par intérim de l’Autorité nationale indépendante des élections (Anie), lors d’une conférence de presse.

« L’abstention n’est pas une spécificité algérienne »
Le scrutin avait été précédé par une campagne terne, qui s’est tenue en pleine Coupe du monde de football et par de grandes chaleurs. L’abstention était l’un des enjeux majeurs, rappelle l’Agence France-Presse (AFP). Le vote avait été prolongé d’une heure jeudi dans tout le pays afin de « permettre aux électeurs d’exercer leur droit de vote », selon l’Anie.
Cette faible participation illustre la difficulté des autorités et des partis en lice à mobiliser l’électorat. « L’abstention n’est pas une spécificité algérienne », a souligné Karim Khelfane, en comparant la situation à celle des « vieilles démocraties » d’Europe, d’Amérique et d’Asie. Il s’est également félicité d’élections « transparentes ».

De précédentes législatives dans le sillage du mouvement du Hirak
Les dernières législatives, en 2021, déjà remportées par le FLN, avaient été marquées par un taux de participation de 23 %. Elles s’étaient tenues dans le sillage du Hirak, mouvement de contestation populaire inédit né en février 2019. Il avait conduit deux mois plus tard à la démission du président Abdelaziz Bouteflika et porté des revendications de changement politique, de lutte contre la corruption et de réforme des institutions.
Mais progressivement, une interdiction des rassemblements, que les autorités ont justifiée par l’épidémie de Covid-19, et l’incarcération des figures de proue du Hirak ont étouffé la contestation à partir de mars 2020.
L’actuel président Abdelmadjid Tebboune avait été élu en décembre 2019, puis reconduit en 2024. Des ONG de défense des droits humains dénoncent la reprise par les autorités du contrôle de l’espace public depuis l’élan du Hirak.
Lepays reste confronté à de fortes attentes sociales et économiques, particulièrement chez les jeunes.

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