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La France cherche-t-elle à protéger Netanyahou ?
mardi 3 décembre 2024, par
La France a créé la sensation la semaine passée en faisant fi de la décision de la Cour Pénale Internationale (CPI) de délivrer un mandat d’arrêt à l’encontre du premier ministre israélien. La déclaration du ministre des affaires étrangères français a entraîné une avalanche de réactions indignées, accusant le gouvernement Barnier de saper l’autorité, et peut-être même l’existence de la CPI.
Pour Josep Borrell : la communauté internationale et l’UE ne peuvent pas saper la CPI.
La "colonisation" de l’esprit des gens est "la chose la plus dangereuse à laquelle la société israélienne est confrontée", elle "sape les fondements de sa démocratie", selon Josep Borrell.
La communauté internationale et l’Union européenne "ne peuvent pas saper la Cour pénale internationale", a déclaré, ce jeudi, le chef de la politique étrangère de l’UE, à la suite de l’émission par la CPI de mandats d’arrêt à l’encontre du premier ministre et de l’ancien ministre de la défense d’Israël.
Avant d’assister à une réunion de l’Alliance mondiale pour la mise en œuvre de la solution à deux États à Bruxelles, Josep Borrell a déclaré aux journalistes que la communauté internationale, en particulier l’UE, "ne peut pas porter atteinte à la Cour pénale internationale".
La semaine dernière, la CPI a émis des mandats d’arrêt à l’encontre du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et de l’ancien ministre de la défense Yoav Gallant pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité à Gaza.
Si certains pays ont annoncé qu’ils appliqueraient la décision de la Cour si les responsables israéliens arrivaient sur leurs territoires respectifs, d’autres ont été moins clairs, et la France a déclaré qu’il n’y aurait pas d’arrestation.
Soutenir la Cour "est le seul moyen d’obtenir une justice mondiale. C’est le seul moyen de mettre en œuvre l’obligation de rendre des comptes. Si les Européens ne soutiennent pas pleinement (la) Cour internationale sans tergiverser, alors la Cour pénale internationale ne fonctionnera pas", a prévenu M. Borrell.
Le chef de la politique étrangère de l’UE a réaffirmé que les décisions de la CPI n’étaient pas "politiques".
Il a ajouté que la société israélienne était "colonisée de l’intérieur par l’extrémisme et les personnes violentes".
"La colonisation de l’esprit des gens est la chose la plus dangereuse à laquelle la société israélienne est confrontée. Elle sape en effet les fondements de la démocratie", a-t-il indiqué.
Le chef de la politique étrangère de l’UE a également averti que "sans paix au Moyen-Orient, c’est toute la région qui sera en danger".
"Il s’agit d’un cancer qui va se propager en affectant les relations internationales et en affectant les sociétés européennes de l’intérieur", a-t-il dit.
4ACG Association des Anciens Appelés en Algérie et leurs Ami.e.s Contre la Guerre