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Béziers : question écrite du sénateur Pierre Laurent au secrétaire d’Etat aux anciens combattants

samedi 28 février 2015, par Michel Berthelemy

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Nous reproduisons ci-dessous le courrier officiel adressé le 26 février par Pierre Laurent, sénateur, au secrétaire d’état aux anciens combattants, à propos de la décision du maire de Béziers de débaptiser la rue du 19 mars 62.

[Source : http://www.senat.pierrelaurent.org/Contre-une-rue-du-commandant-Helie.html]

LES COURRIERS OFFICIELS

Contre une rue du commandant Hélie Denoix de Saint Marc à Béziers

Lettre au Secrétaire d’Etat chargé des Anciens Combattants et de la Mémoire
Par Pierre Laurent / 26 février 2015

Monsieur le Secrétaire d’Etat,

Je me permets d’attirer votre attention sur l’intention du maire de la ville de Béziers de rebaptiser la rue du 19 mars 1962, date marquant l’entrée en vigueur du cessez-le-feu en Algérie, en rue du commandant Hélie Denoix de Saint Marc, un militaire ayant participé au putsch du quarteron des généraux du 21 avril 1961.

Il est tout d’abord à noter que le 19 mars 1962 est référencé dans 8.000 communes de France et que cette date est inscrite au premier rang, suivant l’ordre chronologique, des onze journées nationales commémoratives répertoriées par les services du ministère de la défense dans le calendrier annuel des cérémonies officielles.

Par ailleurs l’attribution d’un nom à une rue ou une modification de nom par un conseil municipal doit notamment être motivée par la poursuite de l’intérêt public local et ne pas constituer un trouble au regard de l’ordre public.

Or, ce projet est inacceptable et ne peut qu’indigner tous ceux qui sont attachés au respect des institutions de la République, contre lesquelles les putschistes - dont le commandant Hélie Denoix de Saint Marc, condamné par la justice française - et les membres de l’OAS ont recouru aux moyens les plus violents et les plus condamnables.

Il constitue en outre un acte d’apologie de la colonisation qui a, notamment en Algérie, eu pour conséquence des crimes de masse, ce qui ne peut que choquer profondément l’ensemble de nos concitoyens et nuire aux relations entre le peuple français et les peuples issus des anciennes colonies.

Pour toutes ces raisons, je vous serais reconnaissant, Monsieur le Secrétaire d’Etat, de m’indiquer quelles sont les mesures d’ores et déjà mises en œuvre ou envisagées par le Gouvernement pour faire obstacle à la réalisation de ce projet irresponsable et juridiquement contestable.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Secrétaire d’Etat, l’expression de mes salutations les plus distinguées.

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