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Algérie : sortie(s) de guerre ; 19/3/62-1963

Des adhérents de 4acg ont suivi le colloque de Saint Brieuc

samedi 29 septembre 2012, par Jean Miossec

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Compte-rendu d’un colloque universitaire sur la fin de la guerre d’Algérie le 26 septembre

Douze historiens sont intervenus à ce colloque organisé par l’Université de Rennes 2 au campus Mazier de St Brieuc le 26 septembre 2012. Ils ont montré comment divers acteurs de la guerre d’Algérie se sont comportés après les accords d’Evian et ce qu’ils sont devenus par la suite.

Soraya Laribi s’est intéressée à Christian Fouchet, haut-commissaire de la République en Algérie entre le 19 mars et le 5 juillet : il a dû faire face à l’OAS durant cette période et préparer le référendum d’autodétermination du 1er juillet. Jenny Raflik, historienne de l’OTAN, a montré comment les installations de l’OTAN (bases navales d’Oran Lartigue et de Mers El-Kébir) ont été déménagées peu à peu après les accords d’Evian. Gregor Mathias a cherché ce qu’étaient devenus les Moghaznis (supplétifs des SAS) après l’indépendance : certains ont rejoint la France avec l’armée française, d’autres ont changé de région ou ont été massacrés sur place. Yann Scioldo-Zurcher et Didier Lavrut ont travaillé sur les rapatriés : relogement et réinstallation en métropole ; impact culturel et politique des Pieds-Noirs dans le Gard.

Tangi Cavalin et Nathalie Viet-Depaule ont comparé deux familles religieuses catholiques face à l’indépendance : les Pères dominicains, liés surtout à la population européenne, quitteront peu à peu l’Algérie ; les prêtres de la Mission de France, en contact avec les Arabes, resteront dans le pays. Pierre-Jean Le Foll-Luciani a étudié les itinéraires de militants anticolonialistes juifs algériens : le vote du code de nationalité algérienne en 1963 leur fera comprendre que, malgré la solidarité manifestée pendant la guerre, ils n’ont plus leur place en Algérie. Pour Olivier Dard, l’OAS a réalisé assez vite que sa stratégie pour faire échouer les accords d’Evian (attentats aveugles, bouclage de Bab El Oued) n’aboutirait pas et qu’il fallait finir le combat. Christian Bougeard et François Prigent ont repris les résultats des référendums et des élections législatives de cette période en Bretagne. Ils ont constaté un affaiblissement des gauches, de la démocratie chrétienne et des indépendants de droite ; par contre l’arrivée d’une nouvelle génération de députés UNR avec De Gaulle et une recomposition du socialisme avec l’émergence du PSA-PSU et des chrétiens de gauche.

Les sept membres de la 4 ACG présents à ce colloque ont fait remarquer qu’il n’avait guère été question des anciens appelés. Les organisateurs avaient invité l’ONAC (Office National des Anciens Combattants) à participer à la journée. Mais celui-ci ne s’est pas montré intéressé. Espérons qu’un prochain colloque soit consacré à la sortie de guerre des anciens appelés.

Jean Miossec

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