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« Trains de nuit : une captivité à l’ombre des Aurès »

samedi 14 mai 2011, par 4ACG

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Un récit poignant de Boualem Makouf, préfacé par Mohammed Harbi. Il vient de paraître aux éditions Bouchène.

"La centrale de Lambèse, de sinistre réputation, était connue, bien avant le 1er Novembre 1954, par les patriotes algériens, marocains, tunisiens. Des démocrates français en lutte contre Pétain pendant la Deuxième Guerre mondiale, y furent enfermés.

L’intensification de la résistance et de la répression coloniale, l’afflux de milliers de combattants prisonniers en firent un bagne, un haut lieu de l’indicible, de la barbarie. Un haut lieu aussi de résistance. Désormais, les mains nues, dans cette centrale perdue en pleine zone opérationnelle, ces hommes ont surmonté et vaincu cette mécanique coloniale de l’horreur et préservé leur dignité. Étrange et merveilleuse alchimie humaine. Soif de liberté, de dignité.
Envers et contre tout, ils ont entretenu, gardé le feu, nourri leurs rêves,
leurs certitudes de voir l’Algérie libérée." Boualem Makouf

Boualem Makouf nous décrit ce monde carcéral déshumanisé. Il explique comment « ces emmurés vivants aux mains nues » ont du s’organiser pour survivre et ne pas sombrer dans le néant. « L’essentiel était de faire fonctionner nos neurones » écrit-il, pour préserver leur humanité, leur dignité, leur santé.

Ils ont su refuser la violence et l’arbitraire : « Quelle leçon de vie, ces hommes affublés d’un matricule destiné à effacer leur identité, ont donnée à leurs bourreaux ! »

Boualem Makouf est né le 11 février 1936. Membre du PCA, il milita à Alger dans les groupes armés du FLN et fut emprisonné de 1956 à l’indépendance, en 1962. Membre du secrétariat national de la Jeunesse FLN, directeur de l’hebdomadaire Jeunesse, jusqu’à son arrestation à la suite du 19 juin 1965.

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