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Gaza Alger : deux époques, mêmes méthodes ?

vendredi 14 août 2026, par Michel Berthélemy

Par Michel Berthelémy, 10 août 2026

Ce que vivent actuellement les Gazaouis et les Cisjordaniens, nous l’avons fait vivre aux Algériens à la fin des années cinquante. Le contexte a changé, les méthodes demeurent : massacres, torture, déplacements forcés, privation de nourriture, viols, destruction de villages, de vergers et d’animaux.

L’histoire se répète ? Non ! C’est nous qui aujourd’hui la répétons, en ne disant rien face à cet assassinat systématique d’un peuple et d’une culture par un colonisateur cynique, paré de la bienveillance d’une « communauté internationale » qui ferme les yeux. Spectateurs d’un génocide, notre silence est forcément complice.

Dans les années cinquante, la population française, à moins d’avoir un proche en Algérie, était largement indifférente à ce qu’il se passait « là-bas ». Tout comme semble indifférente, à part quelques ONG et personnalités résistantes, la diaspora israélienne dans le monde. Faut-il être personnellement touché pour réagir à l’insupportable ? On peut craindre la réponse…

Alors que faire ? Continuer, bien sûr, de s’indigner, de s’insurger contre la violence sans limites de Netanyahou et de sa bande d’assassins. Continuer de dire non, par des manifestations, des marches, des communiqués de presse, des témoignages. Tout cela peut paraître insuffisant, mais est en réalité essentiel.

Il y va de la survie d’un peuple face au fanatisme d’un pouvoir qui semble avoir perdu toute notion d’humanité.

Il y va de notre honneur.

Michel Berthelémy

Messages

  • Je ne suis pas indifférent au calvaire des Palestiniens, je milite à ma façon, persuadé que les signatures de pétitions ne servent à rien, pas plus que les manifs de 50 personnes (auxquelles j’ai pourtant participé à BORDEAUX puis LIMOGES pour dénoncer la NAQBA en 2014). Je suis adhérent à lAFPS, à l’UJFP. La situation des Palestiniens me tient beaucoup à coeur, mais hormis le soutien financier, je ne sais pas comment les aider !
    En novembre 1961, sursis sucré, appelé au Service militaire, j’étais bien décidé à refuser l’appel en ALGERIE après les 3 mois de classes
    La proximité du 22 mars 1962 m’a dispensé d’être l’un des 50 refuzniks !

  • J’avais 12 ans en 1961 quand "Un quarteron de généraux en retraite" prirent le pouvoir à Alger. A Dinan dans les Côtes du Nord, devenues Côtes d’Armor en 1990 pour ne pas effrayer les éventuels touristes associant Nord au froid ( Doit’on revenir en arrière aujourd’hui pour les attirer...) mon père, deux de ses amis anciens déportés Mr Quelen et Mr Mahé, un professeur de gymnastique du collège de Dinan René Benoit, se mobilisèrent pour essayer d’obtenir des armes chez l’armurier de la ville et partir guetter l’arrivée éventuelle de parachutistes putschistes sur le petit aérodrome à l’entrée de la ville. Ils y restèrent plusieurs nuits, soutenus par Charles Josselin notre député et Michel Rocard le responsable du PSU à St Brieuc.
    Heureusement, personne ne vint !
    Lepen avec les généraux Challe, Jouhaud, Salan et Zeller et avec eux tous les français d’Algérie française colonisateurs sans scrupules exploitant une population autochtone considérée comme inférieure et qui plus est musulmane...
    Honneur aux soldats du contingent qui embarquèrent pour le continent pour ne pas se mettre aux ordres du gouvernement provisoire à Alger.
    L’appel, lancé le 23 avril à minuit par le Premier ministre Michel Debré, à se rendre sur les aéroports pour empêcher une action éventuelle des parachutistes fût suivi par combien de citoyens de métropole ??? Je me permet de faire un lien avec ceux de lîle de Sein qui, après avoir entendu l’appel du Général De Gaulle de Londres embarquèrent le 19 juin sur L’Ar Zenith qui avec une centaine de militaires et 25 civils échappés d’Audierne comptait 4 Sénans : Jean-Marie Menou, Michel et Gabriel Guéguen, et Joseph Guilcher ! Le 22 juin, des habitants réunis autour d’un poste TSF entendent la deuxième diffusion de l’appel du Général de Gaulle. Pour se soustraire à l’ordre de se constituer prisonniers, imposé par les Allemands, 136 illiens âgés de14 à54 ans embarquèrent entre le 24 et le 26 juin, sous la houlette du maire et du recteur, l’abbé Guillerm, sur la Vélléda, le Rouanez ar Mor, le Rouanez ar Péoc’h, leMaris Stella et le Corbeau des mers a destination de L’Angleterre.
    L’engagement de ces Hommes, leur capacité à dire Non en toute conscience d’être en accord avec leurs valeurs humanistes sont un exemple qui guida mon père pour s’opposer à ces hommes de l’OAS, violents, colonisateurs, pratiquants de la torture, des viols et des "corvées de bois"... autant d’actes impardonables de tout temps et dont Le Front National de Jean-marie Le Pen se glorifiait sans vergogne avec ses proches et les membres de son parti.
    Honte à ces pratiques qui déshonorent le genre humain et bafouent les lois de la France. Celle des Droits de L’Homme et du citoyen. Que Rien n’autorise à les contredire au nom de fantasmes sur l’immigration par les descendants des enfants de cette Algérie française de si mauvais-aloi !
    Jérôme ROGUEZ

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