Association des Anciens Appelés en Algérie et leurs Amis Contre la Guerre

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Lycée St Vincent de Rennes. Quand les lycéens interrogent la mémoire meurtrie des anciens appelés en Algérie

mercredi 26 juin 2013, par 4ACG

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Rencontre au lycée St Vincent de Rennes entre des membres de 4acg et des lycéens de première le 13 mai 2013.

Le 13 mai 2013, cinq membres de la 4acg (Michel Cariou, Stanislas Hutin, Hubert Rouaud, Pierre Sellier, Yannick Véron) ont rencontré les élèves de 1re de Saint Vincent, sur l’invitation de Monsieur Lemaguet, professeur d’histoire et géographie : 120 à 130 élèves en matinée , environ 150 en après-midi. Thème retenu : « La guerre d’Algérie dans les processus de colonisation – décolonisation ».

Film, témoignages et questions des élèves

Les rencontres ont eu lieu dans le très bel amphithéâtre de l’établissement. Elles ont commencé par la projection partielle d’un document :


Guerre d'Algérie : Censure, Honneur et Vérité par LFRN-CAVOK

Guerre d’Algérie : Censure, Honneur et Vérité témoignages poignants de plusieurs appelés ou rappelés-maintenus du contingent, entrecoupés de scènes et images parfois très dures et clos par l’avis mitigé de Jean-Pierre Chevènement sur « l’esprit du document ».

Plusieurs classes de première.

Vinrent ensuite les présentations personnelles des intervenants, dans le but de susciter des questions de la part des élèves. Celles-ci vinrent, en partie oralement, essentiellement sur des papiers distribués par les accompagnateurs. Près d’une centaine de papiers nous furent remis avec parfois jusqu’à 5 questions sur une même feuille. De là un nombre impressionnant d’interrogations, rarement d’avis personnalisés. Un matériau à sérier et à décanter. Cette méthode a du bon (plus grande liberté et spontanéité : attente de réponses personnalisées) et en même temps : comment répondre à toutes les questions dans le temps imparti ? On aurait peut-être souhaité qu’elles eussent été formulées avant les rencontres, pour les sérier – regrouper sur quelques thèmes majeurs. Les interventions auraient alors été mieux ciblées, en évitant une certaine dispersion. Il y a sûrement là quelque chose à revoir dans l’organisation et le déroulement de ces rencontres. De plus, cinq intervenants, c’est probablement trop : 2 ou 3 au maximum suffiraient. D’où, sur certaines questions, des répétitions, quelques oublis …

Cependant, on peut dire que les échanges furent très riches et fructueux. Cela témoigne aussi de la préparation faite en amont par les enseignants. Ceux-ci nous avaient d’ailleurs fourni au préalable les 4 pages de TP du manuel d’histoire sur le thème annoncé et traité dans le cadre du programme. Nous avions également rencontré Monsieur Lemaguet, l’enseignant organisateur, à deux reprises .

Un bilan très positif

4 des 5 témoins de 4acg

Bilan très positif, donc et devoir accompli sur la transmission de nos expériences et connaissances personnelles aux jeunes générations, ainsi que de notre message de paix.

Une double question fut posée à l’assemblée des élèves par Stanislas Hutin au cours des deux séances :

Q : « Combien d’entre vous ont des grands- pères ayant été en Algérie entre 1954 et 1962 ? »

Un nombre considérable de mains se sont levées.

Q : « Combien d’entre vous ont eu l’occasion d’en parler avec eux ? »
très peu de mains levées …

Nous avons sans doute omis deux questions complémentaires :
Q : « Combien d’entre vous essaieront d’en parler avec eux après notre interventions ? »

Q : « Et vous , devant l’appel hypothétique dans une forme plus ou moins similaire de conflit , que feriez-vous ?

Tout ceci justifie bien l’intérêt des interventions de la 4acg auprès des jeunes .

Il nous faut aussi dire notre satisfaction d’avoir été vraiment très bien accueillis par les différents personnels (direction, enseignants, personnels de service). Le repas pris en commun fut aussi l’occasion d’échanges intéressants et de quelques mises au point .

En conclusion, on ne peut que souhaiter la multiplication de ces rencontres et interventions. Mais pour cela, il faudrait que les académies (inspections et rectorats) inscrivent la 4 acg au registre des associations-ressources utiles aux enseignants, tout comme les déportés l’ont été en leur temps comme témoins de l’histoire : cela se fera-t-il ?

Nous souhaiterions également connaître les réactions des élèves…


En Annexe les grands thèmes abordés par les élèves.

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