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La 4ACG au lycée Gabriel Fauré de Paris, 13e

mardi 28 mai 2019, par Bernard Sarrazin

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Le 7 mai, pour la deuxième année consécutive, la 4acg est intervenue au Lycée Gabriel Fauré, invitée par les mêmes professeurs, l’un d’Histoire, l’autre de Français, deux heures le matin devant des élèves de terminale, et après avoir déjeuné à la cantine avec le Proviseur et son adjointe, une heure l’après-midi devant des élèves de Première. En terminant par une visite au CDI, au demeurant riche en documentation. Très bien accueillis, nous nous sentons maintenant, dans ce lycée, en terrain familier.

A chaque séance, même scénario. D’abord la vision d’une séquence de Retour en Algérie, suivie de la lecture de la déclaration commune des quatre fondateurs de la 4ACG qui donne bien le ton. Les témoins se présentent : trois appelés, le fils d’un appelé, dont le père est mort sans avoir parlé de son expérience algérienne, et Bachir Hadjadj, auteur des Voleurs de rêves, où il raconte l’histoire de sa famille depuis la tribu nomade jusqu’à la guerre de Libération.

Questions-réponses… autour de la violence

Commence alors la séquence des questions/réponses. Encore sous le coup des images, les élèves posent les questions une à une, mais bientôt le rythme s’accélère. Les élèves ont bien compris que nous sommes d’abord des témoins : les questions sont très directes, sur l’arrivée à l’armée, notre « guerre d’Algérie » à chacun, ce que, jeunes, nous vivions, comprenions, acceptions de cette guerre. Très vite, on en vient à la torture, aux violences. La question de la violence envahit le débat, autour de laquelle on sent que les questions de plus en plus personnelles, ces jeunes se les posent à eux-mêmes. Qu’auraient-ils fait, que feraient-ils ? Alors les réactions se font particulièrement nombreuses et vives. La « résistance à la violence » sous toutes ses formes apparaît bien comme leur actualité.

Les enseignants avaient sans doute bien préparé leurs élèves. On est frappé par le silence, l’attention générale. Nous proposons à ceux qui le souhaiteraient de se revoir, en petit comité. A suivre.

Bernard Sarrazin

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