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Intervention au collège Pierre Labitrie de Tournefeuille
lundi 30 juin 2025, par
Par Bernard Bessac et Georges Garié
Le 23 mai 2025 après-midi, le collège Pierre Labitrie reçoit six membres de la 4ACG (Georges Garié, Eric Sirvin, Philippe Czapla, Francine Rapiné, Claude Bataillon, également représentant de “Coup de Soleil” à Toulouse et Bernard Bessac) dans son établissement de Tournefeuille (Haute-Garonne)
Auparavant un échange épistolaire entre la professeure de français, le professeur d’histoire et géographie du collège et Bernard Bessac notre correspondant avait permis de connaître les attentes du Collège (professeurs et élèves).

Après l’accueil chaleureux du Principal, des enseignants et d’une soixantaine élèves, Bernard présente les deux associations.
Ensuite, la parole est donnée à la seule femme présente de la 4ACG. Francine précise le rôle qui a été le sien en métropole, au cours de cette guerre ; rôle tout à fait différent de celui des deux anciens combattants, car au titre d’agent de liaison, elle acheminait le courrier et l’argent comme tous les ’’porteurs de valise’’. Son récit a surpris et fortement intéressé les jeunes filles.
Claude Bataillon a noté que la plupart des appelés sous les drapeaux découvraient l’Algérie et les Algériens, à leur arrivée sur le terrain. Il a aussi souligné que peu d’appelés ont refusé de servir militairement. Sur question des élèves il a tenté de donner une explication possible sur le terme de ’’Pieds noirs’.
Georges, venait de commencer une carrière d’instituteur au Sahara et avait été touché par l’assassinat d’un de ses collègues Guy Monnerot à la Toussaint 1954. Cette date étant retenue comme le début de la guerre d’Algérie. Son passage à l’école normale d’instituteur à Alger et son séjour comme enseignant dans le M’zab l’avaient familiarisé avec la culture, les habitudes et l’état d’esprit des autochtones mécontents du pouvoir de la métropole.

Les intervenants expliquent aux élèves que le silence des anciens appelés après leur retour de la guerre est lié aux traumatismes violents vécus par ces soldats, dont beaucoup ne se sont jamais remis, dont beaucoup n’ont jamais parlé. La 4ACG a été, pour certains d’entre eux, l’occasion de sortir de ce silence, d’exprimer leurs douleurs et de se positionner contre la-les guerres.
Après un échange sur les tortures, les embuscades, les situations cornéliennes des femmes arabes, mères de famille tenues d’envoyer leurs enfants à l’école par l’armée française, ce que le FLN interdisait, la distribution de la brochure "4ACG" a eu du succès et a donné lieu à une demande par les élèves d’une signature aux intervenants.
4ACG Association des Anciens Appelés en Algérie et leurs Ami.e.s Contre la Guerre