Association des Anciens Appelés en Algérie et leurs Amis Contre la Guerre

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Des témoignages d’anciens appelés, des lycéens, un projet

Ecrire pour la paix au lycée Goussier

mercredi 2 juin 2010, par 4ACG

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Le lycée Goussier avait déjà accueilli des adhérents de la 4 acg pour des témoignages.
Nous sommes revenus rencontrer des élèves d’une classe du lycée professionnel GOUSSIER, à Rezé (44).
Bien que la guerre d’Algérie ne soit pas au programme de cette classe, le professeur, Laurent Priou, a consacré quelques heures à son enseignement, en rapport avec une activité et un projet qu’ils mènent en Palestine et que soutient la 4acg.

Dans un cours, quelques jours auparavant, Laurent Priou avait présenté aux élèves cette guerre de décolonisation, les évènements marquants, les partis en présence. Les élèves avaient ensuite préparé des questions.

Le débat est parti de « contre la guerre », composante du nom de l’association.
François Bourges a présenté l’historique de l’association et sa raison d’être, avant de laisser la parole à Gilles Champain et Jean-Claude Doussin pour leurs témoignages.

François, 4acg et L. Priou, professeur

Des questions des élèves ressortait leur ignorance du contexte de l’époque : qu’est-ce qu’un appelé, comment pouvait-on ne pas savoir ce qui se passait en Algérie ? Pourquoi était-il difficile, voire impossible, de désobéir ? Pourquoi ne pas en avoir parlé ? La torture ? Les moyens d’information de cette époque étaient loin de ceux de 2010…

Les processus de déshumanisation, la peur, l’effet « robot » que la situation créait chez les appelés ont été expliqués, démontés. L’accent a été mis enfin sur la vigilance que chacun doit montrer, sur le fait qu’il est toujours possible qu’on demande un jour aux jeunes de faire ce qui irait à l’encontre de leur conscience. « Et il vous faudra alors choisir en fonction de votre conscience, » insiste François Bourges.

Dans la classe se trouvaient des petits-enfants d’appelés et un petit-fils de moudjahidine. Cet élève expliquait que son grand-père ne pouvait pas parler de cette guerre sans se mettre à pleurer.

La parole est aux élèves.

« Contre la guerre ».

Parce que l’écriture est une arme efficace contre l’arbitraire, les élèves travaillent dans différentes matières sur un projet : rédiger un texte poétique en français, sur le thème de la paix, qui sera gravé sur le mur de séparation de Jérusalem. Ce travail se fait en relation avec les élèves du lycée d’Abou Dis, dans la banlieue de Jérusalem. Le message de paix sera écrit sur le mur en français, en anglais, en arabe et en hébreu. C’est une association de Jérusalem, opposée à l’existence du mur, qui assurera la traduction en hébreu et l’organisation de la manifestation.

Ce projet pourrait se finaliser en septembre, avec une délégation de quelques lycéens du lycée Goussier lors de l’inscription de ce texte sur ce mur de séparation, dans la banlieue de Jérusalem, et la rencontre avec les lycéens d’Abou Dis.

Si, compte-tenu du contexte politique, le voyage ne pouvait se faire, les lycéens d’Abou Dis prendraient le relais.

L’assemblée générale de la 4acg, conformément à son objectif de lutter contre les guerres, a accordé un soutien financier à ce projet symbolique et éducatif.

Situation d’Abou Dis

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