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Ali Arabi au lycée d’Elbeuf : je combattais le système colonial

mardi 3 mai 2016, par 4ACG

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Au lycée André-Maurois d’Elbeuf, en Normandie, les mémoires de la guerre d’Algérie ont refait surface le temps d’une journée avec cinq intervenants qui ont évoqué cette guerre.

Le jeudi 21 avril, était organisée une journée sur « les mémoires de guerre ». Le but étant « d’échanger sur un sujet important » nous signifie Florence Rochais, l’une des quatre professeurs investis dans ce projet. Cinq intervenants ont été démarchés grâce à l’association 4ACG ( Anciens Appelés en Algérie et leurs Amis Contre la Guerre).

Échanges avec les élèves

Les invités étaient les suivants : Abdelati Laoufi, né en Algérie, vivait dans ce pays pendant la guerre, il n’est arrivé en France qu’en 1968. Ali Arabi, Algérien, ancien moudjahidine,également « très heureux de rencontrer tous ces jeunes ». Stanislas Hutin, ancien combattant français qui a écrit un livre* et milite pour transmettre ce devoir de mémoire dans les écoles. Pierre Aioutz, pied-noir rapatrié, et enfin Bernardine Rivoire-Thierry née en Algérie mais de parents français.

Une séance d’un peu plus d’une heure de questions avec les élèves a eu lieu. Un élève se lance « Qui d’entre vous était au front ? » Stanislas Hutin et Ali Arabi étaient tous les deux au front mais le premier dans le camp français et l’autre dans le camp algérien. C’est alors que l’élève les interpelle « Mais ça vous fait quoi d’être à côté désormais alors que vous étiez ennemis ? » . Une question pertinente à laquelle Ali répond : « Je ne combattais pas Stanislas en lui même mais le système colonial, maintenant je veux travailler avec lui ! ». Sur une question plus d’actualité posée par une élève sur les relations actuelles qu’entretiennent la France et l’Algérie, les intervenants ironisent sur les informations souvent peu importantes qui ressortent de ces relations avant que Ali Arabi ajoute que « l’Algérie n’a jamais demandé la repentance de la France mais simplement la reconnaissance ».

* Journal de bord, Algérie novembre 1955 (GRHI Toulouse)

Article extrait du Journal d’Elbeuf du 29 avril 2016

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