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A Metz, Maghrébins ou des Balkans, soixante jeunes ont débattu de Retour en Algérie

vendredi 14 février 2020, par Michel Berthelemy, Jean-Marie Mire

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Le 10 janvier à Metz, une soixantaine de jeunes d’origine maghrébine et quelques jeunes des Balkans étaient invités par plusieurs associations, dont le Collectif messin juillet 61, dont fait partie notre ami 4acg Jean-Marie Mire, à la projection de « Retour en Algérie ». L’une des organisatrices, Asma Bel Madani, présidente de l’association « Énergies urbaines », revient ici sur cette soirée marquante pour tous les participants. Qu’on en juge…

Cette rencontre autour de « Retour en Algérie » a permis un temps d’échange très riche entre des jeunes âgés de 11 à 23 ans, en présence également de leurs parents, de leurs grands-parents et d’acteurs associatifs. L’association Énergies urbaines, porteuse du projet Une France, Des Mondes, a pour objectif de permettre aux jeunes d’effectuer un travail de mémoire sur l’histoire de l’immigration à travers l’art.

Retour sur la projection et les échanges : les jeunes témoignent

Quelques jours après la projection, nous avons rencontré les jeunes qui ont participé à l’événement.
Nous leur avons demandé dans un premier temps de simplement nous donner des mots qui définiraient le sujet de cette rencontre :
Guerre, histoire, Algérie, culture, mémoire, récits, témoignages, pays, France, combattants, Harkis, association, 4ACG, rencontre, retour, regret, humain, combat, lien, génération, partage, défi, héritage.

Dans un second temps ils devaient mettre des mots sur ce qu’ils ont pu vivre et ressentir, ils sont les suivants :
Émotion, tristesse, touchant, poignant, intéressant, contraignant, désolé, chagriné, secoué, préoccupé, passionné, enchanté, espoir, compréhension, incompréhension, curieux.

En résumé, les jeunes expriment le fait d’avoir vécu un moment très touchant et poignant. Une histoire qui leur est commune malgré des origines totalement différentes. La question de la « GUERRE » est pour eux universelle. En effet, la question humaine est primordiale et elle dépasse toutes les frontières du monde. Des témoignages indispensables à la compréhension du passé et qui, certainement, forment une source vive. Avant toute chose, du vrai au cœur de ces mémoires singulières et une histoire qui se fait, entre autres, avec ces récits.
D’une part, il y a une certaine « fascination », je ne sais pas si c’est le mot juste, mais en tous cas, on peut dire une très grande attirance pour le témoignage, qu’il soit oral ou imagé. L’important de cette projection était d’entendre des Hommes (combattants français en terre d’Algérie) touchés, bouleversés par cette guerre qu’ils regrettent tant. Cet autre versant d’une histoire, ces témoignages, ces récits et cette volonté de faire éclater la vérité. Une mémoire qui leur est importante et qu’ils souhaitent partager aux générations suivantes afin d’éviter que cela se reproduise.
Mais ce qu’ils garderont surtout en mémoire est le témoignage de Jean-Marie Mire, ancien combattant français qui a touché le public avec ses mots percutants, sincères. Il s’est déplacé malgré un état de santé pas très favorable pour perpétuer son combat en s’adressant surtout aux jeunes du monde.
Les jeunes que nous accompagnons garderont en mémoire ces messages de fraternité, d’humanité. Celui d’un combat qui devra être le leur pour faire régner le vivre ensemble et lutter contre toute forme de violence.
Ils souhaitent remercier les membres de la 4ACG pour ces témoignages qui permettent d’éveiller les consciences et relater la vérité. Merci à Jean-Marie Mire pour sa venue qui a permis de sensibiliser les jeunes à différentes thématiques et répondre aux questions diverses.

Asma Bel Madani

M. B.
Je me permets d’ajouter un extrait du message de notre ami Jean-Marie Mire, accompagnant son envoi :
Est-ce que je me trompe ? En lisant les comptes-rendus des projections à travers la France, il me semble que c’est la première fois qu’une soixantaine de jeunes d’origine maghrébine et quelques-uns des Balkans ait pu être réunie pour une telle rencontre.
Quand j’entends Hanifa du Collectif messin me dire à l’oreille, après le débat, très émue, c’est exceptionnel, c’est exceptionnel ! Quand ces trois jeunes, d’une dizaine d’années, me dire timidement : «  Monsieur, on peut se mettre à côté de vous pour la photo ?  » Merci Asma, d’avoir été si présente dans la préparation de cette rencontre et de ce qui s’en est suivie. J’ai espoir. Je l’ai dit lors du débat : La société française est malade, il y a des remèdes, cela prendra du temps, je compte sur vous, les Anciens appelés comptent sur vous. L’école est là pour vous y aider mais pas seulement. Nous avons besoin de vous. Je suis fier d’avoir partagé ces deux heures avec vous. Chapeau, chapeau, chapeau bas !

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