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Maurice Audin, la disparition
nouveau documentaire
réalisé par François Demerliac
Cliquez pour écouter l'interview de Josette Audin
réalisé par www.virtuel-production.com


Le synopsis et les informations concernant le tournage
sont dans cette BREVE
Un compte-rendu de la 1ère projection au Forum des images dans cet ARTICLE
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Si vous souhaitez entendre l'émission
cliquez sur le lien qui suit pour la télécharger
Émission ECLECTIK du 29/5/2010

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Salut l'artiste !
Nous n'oublierons pas ta chanson:
" Un air de liberté"


Jean Ferrat
était aussi un anticolonialiste...





Les massacres de Sétif
Un certain 8 mai 1945
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Film réalisé en 1995
par Mehdi Lallaoui et Bernard Langlois

Pour voir ce film de 56 minutes



L'amour et la guerre
Charles Aznavour en 1963


Chanson du film "Tu ne tueras point"




3750 soldats français risquent leur vie dans le bourbier Afghan au sein des forces de l'OTAN.
Décervelage
Pour répondre au nouveau slogan
d'embrigadement de l'armée de terre :
Devenez vous-même !
nous vous offrons cette vidéo réalisée
par l'École supèrieure des métiers artistiques de Montpellier (ESMA):

Dans la tête
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Comment sensibiliser les jeunes ?

Réfléchir, témoigner et œuvrer pour la Paix.

Qui décide du « devoir » de mémoire et à qui s’adresse-t-il ?

Le mercredi 23 décembre 2009, par Jean-Claude

Un article de notre site, s’adressant aux enseignants, propose de “rompre le silence”. Pour quelle raison, et comment ?

Les statuts de l’association, dans l’article 2, déclarent qu’elle a pour but , à partir d’un travail de mémoire sur la guerre d’Algérie, de réfléchir, de témoigner et d’œuvrer pour la paix.

L’AAAACG se propose également, dans sa charte des valeurs et objectifs « d’éveiller la vigilance des jeunes par un travail de mémoire et de transmission. » Certains de ses membres ne parlent-ils pas aussi « d’un devoir de mémoire » ?

Pour y voir un peu plus clair par rapport à tous ces termes utilisés, quelques réflexions.

Le devoir :

Voilà bien ce qui peut faire débat, n’est-ce pas ? En son nom, bon nombre d’entre nous sont allés participer à cette sale guerre qui travaille encore nos consciences aujourd’hui.

Cette notion de devoir peut apparaître comme : une obligation morale individuelle dans laquelle la personne s’impose librement ce qu’elle doit faire, une obligation à rappeler la mémoire, une injonction d’avoir à se souvenir. une obligation au niveau d’un état, qui fait loi (lois mémorielles de la fin du XXéme siècle). Ce qui est certain c’est que ce devoir de mémoire ne s’accomplit souvent qu’avec un long retard, retard dû à un sentiment de culpabilité, de gêne, de douleur, de regret.

Mémoire et histoire :

Il est aussi intéressant de se rappeler : que notre mémoire est souvent sélective et privilégie certains faits au détriment d’autres : ceux qui nous valorisent, ceux qui sont douloureux, les plus récents, qu’un évènement comme la guerre d’Algérie est mémorisé différemment par chacun, suivant qu’il était : appelé, officier, moudjahidine, pied noir, métropolitain, citoyen de base ou citoyen militant.

Voilà bien une difficile tâche pour les historiens que de nous rappeler une histoire détachée de sentiments personnels, une histoire mise à distance. Voilà bien aussi une tâche difficile pour nous, membre de 4 ACG, de participer à ce travail de réflexion et de sensibilisation près des jeunes.

Une intervention auprès de jeunes scolarisés suppose donc un travail de préparation en lien avec les enseignants.

Notre témoignage doit s’appuyer sur une réalité historique non fantasmée et non partisane. Il doit aussi se cantonner à ce qui nous est demandé : un témoignage destiné à alimenter la réflexion des jeunes.

Un lien intéressant à consulter :ICI

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  • Commentaires : 6 (triés par date)
  • Le 30 décembre 2009 12:10, par webmestre

    Je ne vois pas bien où il y a débat sur le terme « devoir de mémoire ».

    Le texte de Wikipédia explique clairement que le DDM est une notion qui ne concerne que l’État, qui est le seul à disposer de moyens permettant de péréniser durablement le souvenir, par des monuments, des cérémonies, des journées dédiées, des lectures officielles etc pour des victimes qu’il veut honorer ou une responsabilité qu’il accepte d’assumer.

    A titre individuel il n’y a que le témoignage qui peut être associé effectivement à une obligation morale car il peut contribuer à établir une vérité qui n’est pas assumée ou que l’on veut occulter.La multiplicité des témoignages faisant consensus peut contraindre l’État à considérer un qu’un épisode historique mérite le « devoir de mémoire ». Par ailleurs les anciens appelés doivent éviter de généraliser leur expérience personnelle en la présentant comme une vérité générale , éviter aussi de penser que leur démarche découle des mêmes motivations. Car notre mémoire est non seulement « sélective » comme le dit très bien le texte, elle est aussi partielle.

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  • Le 30 décembre 2009 12:17, par Jean-Claude

    Pour ce qui est du Devoir de Mémoire ,je pense moi,qu’il fait débat, tout le monde l’interprète à son gré et tout le monde n’est pas juriste… Beaucoup ne font pas la distinction entre ce qui est de l’ordre du collectif (la Loi) et de l’individuel ou là, je n’accepte pas qu’on m’indique quel est mon devoir, même s’il est de mémoire.

    Bien sûr que la mémoire individuelle est sélective,elle n’est qu’une poussière dans la grande mémoire de notre histoire. Laissons aux historiens le soin de travailler sur celle ci. Une des difficultés que nous pouvons avoir lors des interventions : re-situer notre « petite histoire » dans la grande : d’où l’importance de la préparation et du travail d’accompagnement des profs.

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  • Le 30 décembre 2009 15:30, par Michel

    Le « devoir de mémoire » : voilà un terme que je n’ai jamais bien compris. Peut-être parce qu’il a un sens différent selon la personne qui en parle. Le mot « devoir » renvoie souvent au mot « obligation ». Et ce qu’on a à dire, en tant que 4acg, ne peut se réduire à une obligation, ni pour celui qui parle, ni pour celui qui écoute. S’il y a quelque chose à transmettre, ce n’est même pas une expérience (on sait tous que l’expérience des uns ne sert jamais aux autres), ce n’est pas non plus une « mémoire ». C’est plutôt un vécu personnel dans un contexte global. En intervention (lycée, collège ou autre) c’est ce contexte qui doit être - à mon avis - présenté par les enseignants, et souligné, illustré, par les témoignages de ceux qui ont vécu dans ce contexte. Alors, « devoir de mémoire » ? « devoir de savoir » ? « devoir de témoigner » ? Ou « nécessité de savoir » ? « Nécessité de témoigner » ? Mais pour quelles raisons ? Avec quels objectifs ? En réponse à quoi et à qui ? Tout ça a l’air un peu philosophique, mais les questions sont très concrètes. Cette discussion est au coeur de nos préoccupations.

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  • Le 30 décembre 2009 15:32, par François N.

    Je pense aussi que le devoir de mémoire est une responsabilité de l’Etat qui décrète des cérémonies officielles, des noms de rues etc… et inscrit le tout dans les manuels d’histoire.

    C’est une corvée peu enviable pour les élus contraints à un discours de circonstance puis à rester figés avec une mine grave pendant une minute qui peu être glaciale quand c’est le 11 novembre.

    Pour nous, la mémoire est là, dans nos têtes, je pense, ineffaçable.

    Ce qui me semble important c’est le pardon réciproque, avec pour corollaire, l’abandon de la haine et du désir de revanche mais entraine celui de la réparation. C’est cette tranche d’activité qui m’intéresse à 4ACG car elle concrétise les torts faits aux Algériens par l’action militaire.

    Il faut bien penser aussi aux dégâts des essais nucléaires qui sont, eux, bien tombés dans l’oubli.

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  • Le 31 décembre 2009 15:04, par Michel

    Il faut bien faire le partage entre le travail des historiens et la mémoire de ceux qui ont vécu des instants de l’Histoire. L’un et l’autre ne peuvent pas se confondre, ils ne peuvent que se compléter. Nous, nous ne sommes pas porteurs de l’Histoire, nous en avons seulement une mémoire personnelle. S’il y a un devoir, c’est celui d’enseigner l’Histoire (pas seulement aux jeunes d’ailleurs !). Nous, anciens « acteurs » d’un moment de l’Histoire, nous avons à témoigner, à dire ce que nous avons vu et vécu, à mettre dans l’analyse et la recherche (travail des historiens), la « pâte humaine », la mémoire vive. Complémentarité nécessaire de deux fonctions différentes. Personnellement, je m’interroge sur ce que pourrait être mon « devoir »dans ce contexte.

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  • Le 7 janvier 2010 11:56, par Michel B

    Benjamin Stora écrit, dans son introduction à l’ouvrage collectif La Guerre d’Algérie : « les mémoires ont toujours une dimension subjective.Elles fonctionnent comme un discours de légitimation, de sorte qu’elles sont à la fois rappel d’évènements et miroir déformant (…..) chaque groupe… organisera son roman passé pour dire la misère d’une morale ou la grandeur de son présent. Ainsi les différentes évocations ne s’organisent pas comme un tout explicatif mais comme une rhapsodie des plaintes des victimes… »

    Je pense qu’il ne faut pas oublier cette dimension du fameux « devoir de mémoire ».

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