Comment sensibiliser les jeunes ?

Qui décide du « devoir » de mémoire et à qui s’adresse-t-il ?
Le mercredi 23 décembre 2009, par Jean-Claude
Les statuts de l’association, dans l’article 2, déclarent qu’elle a pour but , à partir d’un travail de mémoire sur la guerre d’Algérie, de réfléchir, de témoigner et d’œuvrer pour la paix.
L’AAAACG se propose également, dans sa charte des valeurs et objectifs « d’éveiller la vigilance des jeunes par un travail de mémoire et de transmission. » Certains de ses membres ne parlent-ils pas aussi « d’un devoir de mémoire » ?
Pour y voir un peu plus clair par rapport à tous ces termes utilisés, quelques réflexions.
Voilà bien ce qui peut faire débat, n’est-ce pas ? En son nom, bon nombre d’entre nous sont allés participer à cette sale guerre qui travaille encore nos consciences aujourd’hui.
Cette notion de devoir peut apparaître comme : une obligation morale individuelle dans laquelle la personne s’impose librement ce qu’elle doit faire, une obligation à rappeler la mémoire, une injonction d’avoir à se souvenir. une obligation au niveau d’un état, qui fait loi (lois mémorielles de la fin du XXéme siècle). Ce qui est certain c’est que ce devoir de mémoire ne s’accomplit souvent qu’avec un long retard, retard dû à un sentiment de culpabilité, de gêne, de douleur, de regret.
Il est aussi intéressant de se rappeler : que notre mémoire est souvent sélective et privilégie certains faits au détriment d’autres : ceux qui nous valorisent, ceux qui sont douloureux, les plus récents, qu’un évènement comme la guerre d’Algérie est mémorisé différemment par chacun, suivant qu’il était : appelé, officier, moudjahidine, pied noir, métropolitain, citoyen de base ou citoyen militant.
Voilà bien une difficile tâche pour les historiens que de nous rappeler une histoire détachée de sentiments personnels, une histoire mise à distance. Voilà bien aussi une tâche difficile pour nous, membre de 4 ACG, de participer à ce travail de réflexion et de sensibilisation près des jeunes.
Une intervention auprès de jeunes scolarisés suppose donc un travail de préparation en lien avec les enseignants.
Notre témoignage doit s’appuyer sur une réalité historique non fantasmée et non partisane. Il doit aussi se cantonner à ce qui nous est demandé : un témoignage destiné à alimenter la réflexion des jeunes.
Un lien intéressant à consulter :ICI