Le lundi 22 juin 2009, par Jean-Claude

Quelles réflexions peuvent susciter les commémorations et cérémonies officielles d’anciens combattants, parmi des membres de la 4ACG et particulièrement chez l’auteur de l’article ?Inaugurations et commémorations sont les deux mamelles de nombre d’associations d’anciens combattants.
Un échange récent de courriels sur la liste de discussion des adhérents de notre association prouve que ceux-ci savent très bien resituer ces cérémonies par rapport à l’esprit de la 4ACG.
Comme eux, je ne me sens absolument pas un ancien combattant et refuse ce titre.
Comme eux, je ne rejette pas les inaugurations, comme celles récentes des rues « Général de Bollardière », par lesquelles je me sens concerné.
Ce sont des occasions pour nous de commémorer le souvenir et l’engagement de ce général, qui reste pour beaucoup d’entre nous un exemple de courage et d’humanité.
Je commémorerai aussi volontiers le souvenir de ceux qui se sont engagés dans la Résistance ou ont rejoint l’armée de la France Libre pour combattre le nazisme. Ils choisirent, et firent là actes de citoyens libres et responsables.
Notre participation à cette guerre d’Algérie et notre statut de combattant, les avons-nous choisis ? Personnellement, je les ai plutôt subis et je le regrette.
Je remercie donc sincèrement les fondateurs d’avoir créé cette association d’anciens appelés qui refusent les guerres et viennent en aide aux victimes de celles-ci.
Le travail de réconciliation avec le peuple algérien à travers les actions financées par la réversion de nos pensions reste pour moi un geste hautement symbolique qu’il faut maintenir.
Ainsi que plusieurs adhérents l’ont manifesté dans leurs courriels, il est important pour l’association de se faire connaître et de susciter de nouvelles adhésions.
Le travail que certains d’entre nous réalisent dans les établissements scolaires fait partie de ce qu’on appelle souvent « devoir de mémoire ».
Personnellement, je vois plutôt ces interventions comme un éveil des jeunes consciences à une citoyenneté responsable et engagée. Ceci dans le cadre d’un échange, à travers notre mémoire, sur ce que fut cette guerre coloniale.
Enfin, je suis heureux de faire partie de cette association dont les adhérents n’arborent
pas de drapeaux,
pas de médailles
pas de chapeaux de brousse,
...et pas de pensions d’anciens combattants !
Ce point de vue est une « libre opinion » qui n’est pas obligatoirement partagée par tous les adhérents et amis de l’association, c’est pourquoi nous y adjoignons un forum et attendons vos commentaires.