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Soirée Palestinienne à Sauxillanges le 1er Avril 2026

jeudi 16 avril 2026, par Gérard C

Proposé par Philippe Chevrette

Soirée Palestinienne à Sauxillanges le 1er Avril 2026

Sauxillanges, dans le Puy de dôme, fière de son prieuré du Xe siècle est liée à la puissante abbaye de Cluny. Ça c’est pour l’histoire du lieu.

Dans ce village auvergnat de 1300 habitants le colonialisme israélien et le sionisme ont été mis au centre d’une soirée pas comme les autres. À l’initiative de l’Europalestine Auvergne la salle des fêtes est aux couleurs rouge et verte de la Palestine. La 4ACG Auvergne est représentée.

Le début de soirée débute par la dégustation d’un repas palestinien aux saveurs du Moyen-Orient. Une façon de découvrir les plats palestiniens et échanger entre les gens venus des alentours mais aussi d’Issoire et Clermont-Ferrand. Aux détours des conversations c’est la colère et l’indignation qui est au centre d’un sentiment général. L’histoire revient frapper à notre porte quand celle-ci rappelle la révolte arabe de 1936. Une carte vient rappeler l’extension des terres volées aux Palestiniens.

Le cœur n’est sans doute pas à la fête mais un sentiment d’empathie envahie cette grande salle qui accueille plus souvent la détente et les festivités.

À l’issue du repas, propice aux échanges sur la situation douloureuse palestinienne et la violence abjecte du gouvernement d’Israël, nous assistons à une projection du film documentaire « Pour l’honneur de Gaza. Des déplacés sous les tentes » du réalisateur Iyad Alasttal.

Dès les premières images nous suivons un viel homme au milieu des ruines de Gaza.

Le documentaire commence par ces mots « je me suis dit, chez moi plutôt qu’ailleurs, au moins ils trouveront mon corps dans ma maison. Mourir sur sa terre est mieux que l’exode ». Le ton est donné sur une génération qui ne veut plus revivre la nakba, ce départ de leur terre. Le réalisateur, avec beaucoup de pudeur, nous fait rencontrer huit personnages. Sans haine et colère les témoignages se relaient dans une ouverture au monde avec une grande sensibilité, une claivoyance. Je suis particulièrement « touché » par le témoignage d’enfant et d’une adolescente. Une leçon de dignité qui témoigne de mots comme une bouteille à la mer. Cette mer est présente tout au long du documentaire comme un symbole d’une histoire qui se répète sans cesse au rythme du ressac. Mais ne nous y trompons pas tous sont lucides de leur propre histoire. Derrière toutes ces images, le réalisateur nous laisse entendre la grande souffrance générée par la violence de l’armée coloniale d’Israël. Nul homme ou femme ne peut prétendre nier, après avoir vu le film, l’apartheid, ce système de lois qui pratique la domination et l’oppression.

Nous sortons bouleversé après la rencontre de ces personnes qui puisent dans nos émotions. Un échange entre le public s’instaure avec Iyad Alasttal. Nous ressentons une émotion diffuse dans la salle. Le réalisateur remercie le public, l’organisation et le maire présent qui, ce soir, accueillent son film. Il finit par ces mots « nous avons besoin de vous ».

Philippe Chevrette

Édité par Gérard C