Association des Anciens Appelés en Algérie et leurs Amis Contre la Guerre

Accueil > Actualité, presse, autres associations > « Parcours de Harkis et de leurs familles » : l’expo itinérante s’est arrêtée (...)

« Parcours de Harkis et de leurs familles » : l’expo itinérante s’est arrêtée en Auvergne

dimanche 23 mars 2014, par Michel Berthelemy , Gérard Martin

Version imprimable de cet article Version imprimable

Il y a cinquante et un ans, alors que l’Algérie accédait à l’indépendance, un petit village du Puy-de-Dôme, Bourg-Lastic, fut le théâtre d’une page d’histoire dramatique : l’arrivée dans les pires conditions de près de 7000 Harkis et de leurs familles.

Regroupés, entassés sous 630 tentes militaires, sous l’étroite surveillance de l’armée, ils auront ici leur premier contact avec la métropole. En cet automne 1962, les conditions climatiques sont extrêmement difficiles à supporter pour des personnes arrivant d’Algérie. Beaucoup seront malades. Au point que l’on dénombrera bientôt dix-sept décès, dont seize d’ enfants.
Mais le camp de Bourg-Lastic n’est que provisoire. On commence à en organiser l’évacuation. Les convois se succèdent, les départs se poursuivent, principalement à destination de Rivesaltes où le climat est réputé plus clément.

Mais toutes les familles ne sont pas parties ! Quelques unes ont en effet décidé de rester et de s’installer dans la région. C’est le cas de la famille de Nassera Ladjelate, née dans le camp de Bourg-Lastic, et qui aujourd’hui participe à l’inauguration de cette exposition itinérante, en compagnie de plusieurs représentants des familles de harkis présentes ici à cette époque, ainsi que de Mohamed Nemiri, responsable du projet Valorisation de la mémoire Harkie..

L’exposition Parcours de Harkis et de leurs familles, composée d’une vingtaine de panneaux, inaugurée en septembre 2013 par Kader Arif, ministre délégué aux Anciens combattants, poursuit son chemin dans différentes villes de France. Ne la manquez pas.

Gérard Martin

Site à visiter : « Mémoires de camp – Bourg Lastic – juin septembre 1962 »

http://memoires-de-camp.fr/?page_id=175

Messages

  • Pour avoir une idée exacte des harkis, il faudrait revoir le film « La Rafle » pour comparer ceux qui parmi les Français ont renié les leurs pour collaborer avec les Nazis.

    Il n’y a aucune , je dis bien aucune différence si ce n’est le nom.

    Si les Harkis ont fui l’Algérie en 1962, c’est que leur mémoire était fortement agitée du fait qu’ils ont été à l’origine de la prolongation de la guerre d’Algérie et ont eu un rôle des plus néfastes en nourrissant la flamme de la haine entre les PN et les Arabes. Et à cet effet, quand l’O.A.S était au summum de sa boucherie vis à vis des autochtones, les harkis se faisaient passer pour des guérrilleros ou fellaghas pour pénétrer - de nuit- dans les foyers PN , passer les occupants à la lame et aller crier que ceci est l’oeuvre des autochtones.

    Si ces harkis ne s’étaient pas livrés au vandalisme des plus sauvages , ils seraient à ce jour sur la terre qui les a vus naître. D’ailleurs, de conscience agitée et , au fil des ans, le regret remonte en surface et , nombre parmi eux, se sont carrément suicidés .

    Les Algériens ont tourné la page de rancune vis à vis des PN dès leur accession à l’indépendance mais , ne pourront jamais , au grand jamais pardonner la traîtrise des harkis. Ces derniers ont beau jouer aux mesquins mais ce qu’ils firent à leurs frères de sang et de chair a été , est, et restera éternellement impardonnable et c’est normal.

    C’est normal que le pardon n’existe pas, et, est inconcevable quand un harki vend sa dignité , son honneur , sa fierté , vend ses frères à l’ennemi…quelle est l’âme qui pourrait pardonner ? D’ailleurs ils n’osent pas y retourner au bled parmi les leurs.

    Un traître est toujours traître même en caleçon.

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message

Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.