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Ils étaient près de 800 au Cabaret Sauvage le 18 décembre pour la…

Fête de la reconnaissance du 17 octobre 1961 et de la fraternité

organisée par le site Médiapart et « Au nom de la mémoire »

dimanche 30 décembre 2012, par Hubert Rouaud

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Le 18 décembre 2012 le Cabaret sauvage était bondé pour accueillir les 800 personnes venues pour la fête de la reconnaissance du 17 octobre 1961 et de la fraternité. Cette soirée, à laquelle ont participé des membres de 4ACG, a vu se succéder musiciens, chanteurs, chanteuses et prises de parole dans une chaleureuse ambiance . Une soirée qui ne clôt pas un épisode de l’Histoire. Car d’autre reconnaissances étaient attendues la veille du voyage de François Hollande en Algérie….

Cette fête était organisée par « Au nom de la mémoire » et le site Médiapart représentés par les premiers intervenants.

Mehdi et Edwy

Tout d’abord Mehdi Lallaoui qui souligne l’espoir des participants, après la déclaration de F.Hollande concernant le 17 octobre 1961. Un espoir et de nouvelles attentes : reconnaissance de tous les crimes coloniaux, libre circulation des personnes entre les deux pays et écriture d’une nouvelle page d’histoire avec l’ouverture des archives, un autre enseignement de l’histoire coloniale et la suppression de la Fondation pour la guerre d’Algérie dirigée par des « nostalgiques ».

Edwy Plenel indique ensuite les deux exigences : vérité historique et réconciliation des mémoires : « …Les enfants ne doivent pas être prisonniers de l’histoire… ». Et rappelant l’honneur de ceux qui ont dénoncé la guerre d’Algérie et ses exactions il dit : « ce sont des exemples de vie qui nous ont rendus meilleurs ».

Un long combat

Samia Messaoudi « Au nom de la mémoire »
Samia Messaoudi intervient pour rappeler l’origine et les activités d’ « Au nom de la mémoire ». Comme Mehdi, elle est l’enfant de manifestants du 17 octobre 1961 : une prise de conscience politique précoce des abominations du colonialisme et un long combat mené avec obstination.
Dans le droit fil des exemples mentionnés par Edwy Plenel Jean-Luc Einaudi rend hommage aux actions courageuses de Georges Mattéi, de Pierre Vidal-Naquet, Jacques Panigel, Claude Bourdet et Michel Stilinski. Puis l’écrivain Didier Daeninckx raconte son cheminement dans la connaissance des faits et insiste sur le cas d’une disparue du 17 octobre dont le décès maquillé en suicide est encore une affaire en suspens.

Des luttes toujours d’actualité

Gérard Tronel. Association Maurice Audin
Dans le second groupe d’intervenants, notre ami Gérard Tronel intervient au nom de l’Association Maurice Audin qui attend beaucoup du voyage présidentiel en Algérie ( voir la VIDÉO.)

Soad Baba Aïssa, militante des droits de la femme et porte-parole du Parti de la laïcité et de la démocratie algérienne fait ensuite une remarquable intervention concernant les droits des femmes en Algérie. (disponible ICI). Puis M’hamed Kaki, de l’association « Les oranges » rappelle son action en matière de spectacle pour que l’histoire de l’immigration ne soit pas oubliée par l’histoire officielle.

La parole à 4ACG

Mehdi, Daniel, Gilles , David et Edwy
Le troisième panel donne la parole à Daniel Dayot pour l’association 4ACG, qui insiste tout d’abord sur la volonté de paix de notre association. Il évoque ensuite brièvement nos objectifs ainsi que l’existence du documentaire relatif à 4ACG inclus dans le coffret ( « En finir avec la guerre » )édité par les deux organisateurs de la soirée. L’historien Gilles Manceron et David Assouline , en tant que militant d’ «  »« Au nom de la mémoire », terminent cette séquence en rappelant des épisodes de ce combat qui dure depuis plus de 20 ans.

L’absence des grands partis !

Les secrétariats du PS et du PC invités s’étant excusés pour leur absence, ce sont les représentants d’EELV et du Parti de Gauche qui terminent les interventions . Patrick Farbiaz (EELV) rappelle qu’il est aussi responsable de « Sortir du colonialisme » ( organisation associée au Collectif 17 octobre) et c’est surtout à ce titre qu’il souhaite un changement radical de politique de la part des nouveaux dirigeants.

Ambiance
Hamou Bouakkaz adjoint au maire de Paris a clos les interventions. On se souvient que le maire actuel a manifesté une solidarité constante avec les actions pour la vérité sur le 17 octobre 1961.

Un spectacle musical symbolique

Tout au long de la soirée l’expression « des deux rives » a été bien illustrée, puisque nous avons entendu aussi bien des chants de Kabylie que des instruments marocains ou l’accordéon de « Ménilmuche ».

Il reste à espérer que pour les autres combats en cours concernant des problèmes non résolus ( affaire Audin, harkis, reconnaissance de crimes du colonialisme, fin des commémorations pro-OAS….) nous aurons d’autres occasions de nous réjouir du résultat. Comme ce 18 décembre.

Photos Mediapart (Thomas Haley)

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