Association des Anciens Appelés en Algérie et leurs Amis Contre la Guerre

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Évènements du mois de mai

jeudi 10 mai 2012, par 4ACG

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- commémoration du 8 mai 1945 à Paris : le 10 mai au CCA
- 2 évenements commémorant le 8 mai 1945 à Rennes les 8 et 11 mai
- débat à Marseille, le 14 mai ( Autour du 8 mai et du cinquantenaire) avec Dalila Aït el Djoundi, Gilles Manceron, J.L. Einaudi et Mehdi Lallaoui)
- Conférence-débat à Rennes le 14 Mai,( Regards partagés sur les causes d’un conflit meurtrier) avec Alain Ruscio.
- Projection du film « Les Enfants d’octobre » de Ali Akika le 17 mai à Paris. Dans le cadre du Maghreb des films.
- Colloque : « Algérie 50 ans après l’indépendance : défis et perspectives » le Lundi 21 mai à Sciences Po Paris
- Journée d’études.Archives orales, en présence du témoin
Sadek Hadjerès. Un itinéraire militant dans le mouvement d’indépendance algérienne, 1939-1963.
le Mercredi 23 mai 2012 à 9h15, à Nanterre Université
- Histoire du peuple Sarhaoui, enjeux et perspectives 2012 le Jeudi 24 Mai à Nanterre ;

Voir détails dans l’article


Jeudi, 10 Mai 2012, 18:30 Centre culturel algérien à Paris

171, rue de la Croix Nivert 75015 Paris Tél. :+33 (0)1 45 54 95 31

- Rencontre-débat à l’occasion de la commémoration des Massacres du 8 mai 1945.

- Projection du film « Les massacres de Sétif, Un certain 8 mai 1945 » de Mehdi LALLAOUI,( Voir film ) suivie d’une rencontre-débat avec la participation des historiens Lynda AMIRI, Jean-Louis PLANCHE et Gilles MANCERON ainsi que le réalisateur Mehdi LALLAOUI.

8 mai 1945 : La guerre mondiale prend fin, un drame commence en Algérie Par Gilles Manceron, historien.

En France et en Algérie, les rues et les places du 8 mai 1945 ne célèbrent pas la même chose. La date est célébrée en France comme celle de la fin de l’horreur de la seconde guerre mondiale. En Algérie, c’est celle de la répression sanglante du Nord-Constantinois qui a annoncé que le droit à l’indépendance ne pourrait être obtenu que par les armes.

Ce jour-là, l’Algérie se trouva en décalage avec le reste du monde. La répression à l’oeuvre dans la région de Sétif, Guelma et Kherrata la priva de la possibilité de partager la joie qui éclatait en Europe et dans le monde à la nouvelle de l’effondrement du nazisme. Au contraire, elle entra dans la tragédie. Et son drame n’occupa que quelques lignes mal informées dans une presse mondiale qui regardait ailleurs et baignait dans l’euphorie de la victoire. L’ampleur et la gravité des violences ne furent pas perçues. Pourtant, le drame bouleversera de fond en comble le destin de l’Algérie.

Le 8 mai 45 a accéléré la marche vers l’indépendance et il a représenté un jalon essentiel dans l’histoire du mouvement national algérien. Alors que, sur tous les continents, on célébrait dans la joie l’écrasement du nazisme, l’idéologie raciste survivait dans sa variante coloniale.

Et elle se montra capable, à nouveau, de crimes contre l’Humanité. Ce furent des dizaines de milliers de victimes dans la population civile de la région la plus peuplée de l’Est de l’Algérie, en contradiction totale avec le vent de liberté qui soufflait sur le monde. Au moment où les dirigeants britanniques prenaient acte de la décolonisation en négociant les indépendances dans le cadre du Commonwealth, la France restait prisonnière de son idéologie coloniale.


samedi 12 mai à Marseille

Débat autour du 8 mai et du cinquantenaire.

de 13 à 18 H, Salle du Conseil Régional PACA, 61, Canebière Marseille 1er

13h40/14h:Documentaire de med’ in Marseille

14h:Introduction modérateur/Lecture lettre au maire/parole au maire

14h30:Paroles aux intervenants

- rappel historique 8 mai 45 par Dalila Aït el Djoundi, chercheuse, auteur de « La guerre d’Algérie vue par l’ALN » – 1954-1962 ;

- la France et les dates oubliée Algérie/la machine état fabrique à oubli.
par Avec Gilles Manceron , historien ;
- témoignage : le 17 oct 61 et le procès Papon par Jean Luc Einaudi, historien ;
- Les conséquences du déni, le post-colonialisme en France et les héritiers involontaires de la guerre d Algérie…par Mehdi Lallaoui, réalisateur.

Un collectif d’associations et de Syndicats : (La Ligue des Droits de l’Homme, Mixité de France en Action, Quartiers Nord-Quartiers Forts, Pas de Nord sans Sud, CCAMMPE, Association Culturelle Amazigh, l’ACADEL, SHEBBA, …) s’associe à cette démarche dans un devoir de Mémoire pour que toutes les mémoires soient traitées de façon équitable et pour qu’on puisse enfin tourner la page sur un avenir apaisé et réconcilié.


lundi 14 mai à Rennes


Jeudi 17 mai à Paris

« Les Enfants d’octobre » de Ali Akika

- 21 heures au cinéma « Les 3 Luxembourg » (67, rue Monsieur le Prince 75006) . Projection(52’) suivie d’un débat avec le réalisateur

Près de quarante ans après la manifestation pacifique des Algériens contre le couvre-feu imposé par Maurice Papon, préfet de police de Paris, et pour l’indépendance de l’Algérie, sauvagement réprimée, le 17 octobre 1961 à Paris, Ali Akika a retrouvé Alima, une ancienne locataire du bidonville de Nanterre d’où venait un grand nombre de manifestants. Son film questionne sa mémoire de la guerre d’Algérie et de l’immigration.

Par quel « miracle » s’est-elle retrouvée ouvrière, employée de bureau pour finir monteuse de films ? A travers son histoire, on découvre de secrètes blessures, on imagine la peur et la fierté du monde de l’immigration pendant la guerre d’Algérie, on mesure les pesanteurs des traditions et l’espoir du retour au pays… balayés aujourd’hui par la rugueuse réalité en France où elle se sent désormais enracinée.

Pour en savoir plus, rendez-vous sur les pages du site consacrées à ce film : http://maghrebdesfilms.fr/Enfants-d-octobre-Les

Séance organisée par le « Maghreb des films » et « Les rendez-vous du 17 ».

Les Rendez-vous du 17 : en organisant le 17 de chaque mois des débats, projections, lectures, rencontres en présence d’historiens, artistes, plasticiens, etc., les « Rendez-vous du 17 » militent pour obtenir la reconnaissance officielle de la responsabilité de l’Etat dans le massacre du 17 octobre 61

Lundi 21 mai à Sciences Po Paris

Colloque : « Algérie 50 ans après l’indépendance : défis et perspectives »

de 9H à 20 H .

Inscription obligatoire

9H-9h30 : Accueil et introduction du colloque

9h30-11h : Histoire-Mémoire

Benjamin STORA, historien, professeur des universités.
Lahouari ADDI, sociologue algérien, professeur à l’Institut d’Etudes Politiques de Lyon.
Malika RAHAL, historienne et chercheuse au CNRS.

11h30-13h : Bilan socio-économique et perspectives
Zoubir BENHAMOUCHE, économiste et auteur d’un essai paru en 2011 Algérie, l’impasse.
Samia BOUCETTA, doctorante au CERI-Sciences Po, sa thèse porte sur le secteur de l’énergie en Algérie.
Fatiha TALAHITE, économiste et chercheuse au CNRS.

14h30-16h30 : Défis/Initiatives de la société civile & libertés
Hacen OUALI, Journaliste El-Watan, syndicaliste.
Amine MENADI, fondateur d’« Algérie Pacifique », un groupe citoyen.
Yacine ZAID, membre du comité national de la Ligue Algérienne de Défense des droits de l’homme (LADDH) et syndicaliste.
Rostane HAMDI, membre de l’Initiative NABNI نبني
Michel TUBIANA. Membre du comité exécutif du Réseau euro-méditerranéen des droits de l’homme (REMDH) et président d’honneur de la LDH.

16h30-17h : pause thé

17h-19h : Institutions, politique, gouvernance
Anisse TERAI, Maître de conférences et directeur de Masters à l’Institut d’Etudes Politiques de Paris.
Ahmed BENBITOUR, ancien chef du gouvernement.
Mohamed Chafik MESBAH, politologue, ancien officier supérieur de l’Armée Nationale Populaire.
Amel BOUBEKEUR, chercheur à l’EHESS et au Centre Jacques Berque, Rabat, spécialiste de l’islam politique.

19h-20h : Débat avec le public et conclusion du colloque

Informations pratiques :

Lieu : Sciences Po Paris (amphithéâtre Emile Boutmy), 27 rue Saint Guillaume, 75007 Paris

Métro : Sèvres Babylone (ligne 10 ou 12) ou Saint Germain des Prés (ligne 4)

Inscription : Inscription obligatoire par mail, envoyez Nom+Prénom à asso.mondearabe sciences-po.org
Billet d’inscription à imprimer pour assister à l’évènement.

Programme en ligne

Site du colloque

Site de l’association


Mercredi 23 mai 2012 à 9h15 à Nanterre

JOURNEE D’ETUDE ARCHIVES ORALES en présence du témoin Sadek Hadjerès

un itinéraire militant dans le mouvement d’indépendance algérienne, 1939-1963.

Journée d’étude organisée par la BDIC dans le cadre de ses programmes de collecte d’archives orales et présentée par les auteurs de l’entretien : Ali GUENOUN et Gilles MANCERON.

Projection des extraits du témoignage Commentaires et débat avec les historiens
- Omar CARLIER (Université de Paris 7), Daho DJERBAL (Université d’Alger), René GALLISSOT (Université Paris 8), Marie-Claire LAVABRE (ISP- CNRS), Malika RAHAL (IHTP-CNRS), Alain RUSCIO et Sylvie THENAULT (CNRS),

Université de Paris Ouest Nanterre La Défense
Salle de conférences bat. B – RER A Nanterre Université
Contact : audiovisuel bdic.fr - 0140977963- 0140977919

9h45 : 11h

Introduction. La production d’archives orales à la BDIC. Le témoignage de Sadek Hadjerès et son contexte. Rosa Olmos
Première présentation et projection des extraits sur la période de 1939 à 1942. Deuxième présentation et projection des extraits sur la période de 1943 à 1951.
Présentations de la matinée : Ali Guenoun. Discutants : Daho Djerbal, Omar Carlier et Malika Rahal.

PROGRAMME DE LA JOURNEE

ORGANISATION : Quatre montages d’extraits réalisés à partir des entretiens filmés seront projetés et précédés à chaque fois d’une présentation par les historiens Ali Guenoun et Gilles Manceron, auteurs de l’archive. Chaque projection sera suivie de l’intervention des invités puis d’un débat avec les participants.

Troisième présentation et projection des extraits sur la période de 1952 à 1956.
- Présentations de l’après midi : Gilles Manceron
- Discutants : René Gallissot, Alain Ruscio et Sylvie Thénault. 17h Conclusion
- Marie-Claire Lavabre

Le témoignage de Sadek Hadjerès

Né en 1928 en Algérie, Sadek Hadjerès est l’un des rares militants du mouvement d’indépendance algérienne à évoquer, quand il parle de son enfance passée en Kabylie et dans certains villages de la Mitidja, non seulement les injustices et humiliations dont étaient victimes les Algériens du fait de la colonisation, mais aussi les inégalités de la société rurale traditionnelle du fait, par exemple, du statut supérieur des familles maraboutiques ou des inégalités femmes/hommes. Avec une grande précision, il rappelle les effets sur la société algérienne de la seconde guerre mondiale qui a encouragé l’émergence d’un sentiment national et conduit toute une génération à s’engager pour l’indépendance.

Il témoigne en même temps de ce que, dès les années 1940, le mouvement national était traversé de courants contradictoires bien antérieurs à la fondation du FLN. A des conceptions étroites du nationalisme influencées par l’autoritarisme du nationalisme arabe s’opposaient déjà des volontés de ne pas nier les diversités linguistiques et politiques et d’unir avec leurs particularités les forces constitutives de la nation.

Stigmatisé injustement comme « berbériste » par la direction du PPA-MTLD, Hadjerès a rejoint un PCA dont il dénonçait jusque-là l’absence d’adhésion à la cause de l’indépendance. Il s’est efforcé d’intégrer ses membres au combat du FLN-ALN après d’âpres discussions avec les dirigeants du Front. Son témoignage éclaire la difficulté du PCA à s’affranchir de la tutelle du PCF ainsi que la différence entre les positionnements politiques des deux partis quant à la légitimité de l’indépendance algérienne et de la lutte menée par le FLN.

Clandestin en plein Alger durant les années 1956 à 1962 où il a échappé au terrorisme de l’OAS, il témoigne des déchirements entre Algériens dans la lutte pour la prise du pouvoir. Il a placé paradoxalement ses espoirs dans l’arrivée au pouvoir de l’alliance Ben Bella-Boumediene qui l’a pourtant contraint, peu après, à une nouvelle période de clandestinité qui a duré vingt-deux ans. Son témoignage très riche permet de revenir sur quelques uns des obstacles qui ont empêché que l’indépendance tant attendue représente pour le peuple algérien une réelle émancipation.


La conférence qui suit n’a pas un rapport direct avec Le 50e anniversaire, mais elle concerne une cause que 4acg a aidée par une subvention.

Jeudi 24 Mai à Nanterre

CONFERENCE / DEBAT à 20h00

HISTOIRE DU PEUPLE SAHRAOUI ENJEUX ET PERSPECTIVES 2012

France WEYL, Co Présidente de Droit Solidarité, membre de l’Association
Internationale des Juristes démocrates
Dominique FRAGER, Maire Adjoint à la culture (Colombes 92)
Rabah LACHOURI, Conseiller Municipal, Délégué relations internat. (Ivry 94)
Ali YARA, Historien (sous réserve)

Contact : M’hamed KAKI 06-29-87-21-21
mailto:lesoranges.com92 yahoo.fr « http://www.lesoranges.com »

ENTRÉE LIBRE

Association LES ORANGES LES RDV DE L’HISTOIRE

L’AGORA : 20 rue de Stalingrad 92000 NANTERRE RER (A) Nanterre Ville

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