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Des cinéastes israéliens contre la guerre en Palestine

dimanche 20 juillet 2014, par Michel Berthelemy

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L’Humanité.fr a publié jeudi 17 juillet, sous la plume de Rosa Moussaoui, l’article qui suit. Nous avons demandé à l’auteure l’autorisation de le reproduire sur notre site. Ce qu’elle a accepté immédiatement. Nous l’en remercions sincèrement.

A gauche et dans le monde intellectuel, des voix s’élèvent pour exiger un cessez-le-feu. Des cinéastes ont interrompu lundi le festival du film de Jérusalem.

La vie peut-elle continuer comme si de rien n’était, alors que le déluge de feu qui s’abat depuis une semaine sur Gaza emporte chaque jour des dizaines de vies ? Le geste de huit cinéastes israéliens qui ont interrompu lundi le festival du film de Jérusalem est un salutaire acte de refus. Dans un appel, Efrat Corem, Shira Geffen, Ronit et Shlomi Elkabetz, Keren Yedaya, Tali Shalom Ezer, Nadav Lapid et Bozi Gete exhortent le gouvernement israélien à « cesser le feu » et à « engager un dialogue constructif avec le peuple palestinien et ses dirigeants, pour parvenir à une paix viable pour les deux parties ». « Les enfants de Gaza ne bénéficient pas de la protection des systèmes du Dôme de fer. Ils n’ont pas d’espaces de résidence sécurisés, ni de sirènes. Les enfants qui vivent à Gaza aujourd’hui sont nos partenaires pour la paix de demain. La tuerie et l’horreur que nous infligeons ne font que repousser plus loin toute solution diplomatique », insistent-ils. Depuis le déclenchement de l’opération militaire israélienne, les mobilisations se succèdent, dans un contexte difficile, pour exiger que cessent les bombardements et l’occupation des territoires palestiniens, mais aussi pour dénoncer le lourd climat raciste entretenu par une extrême droite se revendiquant ouvertement de la « chasse aux Arabes ». Après la manifestation de Tel-Aviv, samedi, où les pacifistes ont essuyé les insultes, les menaces et les jets de projectiles des extrémistes, de nouvelles mobilisations sont prévues ces jours-ci à Jérusalem, Haïfa, Tira et Kufr Manda.


« ­L’occupation de la Palestine est antidémocratique par définition »

Fait marquant : des dizaines d’objecteurs de conscience, parfois très jeunes, rejettent toute participation à l’actuelle opération militaire, encourant ainsi de sévères sanctions. « Bravo pour votre courage, pour votre refus de prendre part à l’injustice et aux crimes de guerre ! L’occupation de la Palestine est antidémocratique par définition. Nous espérons que d’autres, encore, contesteront ces agissements antidémocratiques », écrit le mouvement Yesh Gvul, fondé par des vétérans qui ont refusé de servir au Liban en 1982. Présent à tous les rassemblements pour la paix, le député communiste Dov Khenin en résumait il y a quelques jours l’esprit, lors d’un débat à la Knesset : « Nous ne pouvons, sans conséquences, continuer à occuper, à construire des colonies, à bloquer toute avancée vers un accord. La bulle du statu quo a explosé. »

Rosa Moussaoui

Messages

  • Je comprends et salue l’initiative des cinéastes israéliens contre la guerre coloniale en Palestine ainsi que les courageuses prises de position de ceux et celles (organisés ou non) du Camp de Paix en Israël.
    Je suis martiniquais, ancien insoumis en 1961 (j’avais 25ans) qui refusa de revêtir l’uniforme militaire français lors de la guerre menée par les gouvernements français d’alors contre le peuple algérien.
    Je suis l’auteur d’une pièce de théâtre « Et jusqu’à la dernière pulsation de nos veines » publiée en 1976, aux éditions L’Harmattan, une pièce écrite « du côté des Palestiniens » mais qui cependant ne se fourvoie jamais dans un manichéisme simplificateur ; elle rendait hommage entre autres au militants de l’organisation des Panthères noires, créée en 1971, qui recrutait essentiellement ses militants parmi les jeunes Israéliens séphardim, chômeurs et sous-prolétaires des faubourgs des villes comme Tel Aviv et Jérusalem.
    L’un d’entre eux (que j’appelais Yacoub Adiv) arrêté, torturé par les forces de répression israélienne disait
    Je te salue PALESTINE
    je te salue NOUVELLE
    nourrice de nos faims nourrice de nos soifs
    J’entends par delà les cris les flammes le crépitement des balles
    j’entends, O NOTRE TERRE DE NOUVEAU FRATERNELLE
    la cristalline et douce musique de ta voix !

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