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Commémoration du 17 octobre 1961

vendredi 24 octobre 2014, par Jacques Devos

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Cet après-midi du 17 octobre 1961 à Paris, une manifestation de masse pacifique, à l’initiative de la fédération de France du FLN, rassemble des milliers de travailleurs algériens et leurs familles. Ils s’insurgent contre un couvre-feu courant de 20 heures à 5 heures du matin, imposé de manière discriminatoire aux travailleurs français musulmans.

La répression policière, sous les ordres de Maurice Papon, est délibérément sauvage : plusieurs dizaines de morts par balle ou par noyade, jetés du haut des ponts de la Seine, des centaines de blessés, de nombreux disparus. À quelques mois d’une indépendance inéluctable, ce crime d’état est un ultime sursaut de la violence colonialiste.
Cette date rejoint dans l’horreur la répression des émeutes de mai 1945 dans l’est de l’Algérie, qui avait fait au moins dix mille morts.

Ce 17 octobre 2014, la 4acg se devait d’être présente au colloque organisé toute la journée au Sénat. Hubert Rouaud et moi-même y avons participé, rejoints l’après-midi par Michel Berthélémy et François Le Huérou. Stanislas Hutin, Daniel Dayot et François-Régis Guillaume devaient nous rejoindre à la manifestation traditionnelle du soir sur le pont Saint-Michel.

Le colloque a rendu hommage aux artisans de cette commémoration annuelle disparus ces derniers mois : Mouloud Aounit, Henri Alleg, Jean-Luc Einaudi, Jean-Louis Hurst, Élie Kagan.
Des tables rondes rassemblant militants contre le racisme, historiens, personnalités, Madame Esther Benbassa, Mehdi Lallaoui, Ahsène Zeraoui, Gilles Manceron, Benjamin Stora, Patrick Le Hyaric, Samia Messaoudi entre autres, ont rappelé les circonstances de cette journée et abordé la problématique de la sortie du colonialisme. Assistaient aussi à cette rencontre Malek Boutih et la députée des Algériens de France, Chafia Mentalecheta.

A l’issue de ce colloque, nous avons rejoint la manifestation commémorative sur le pont Saint Michel à l’issue de laquelle des gerbe de fleurs ont été jetées dans le fleuve en hommage aux Algériens qui y sont morts noyés en 1961.

Jacques Devos

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