Association des Anciens Appelés en Algérie et leurs Amis Contre la Guerre

Accueil > Interventions dans les écoles > A l’occasion d’un symposium à l’abbaye de Marcevol. Passage de (...)

A l’occasion d’un symposium à l’abbaye de Marcevol. Passage de témoin

Transmission de notre expérience à de jeunes Européens

mardi 26 mai 2009, par 4ACG

Version imprimable de cet article Version imprimable
Cette rencontre s’apparente à une transmission de la mémoire entre d’une part, deux hommes de la génération de la guerre d’Algérie et, d’autre part, des jeunes gens et jeunes filles en classes « prépa ».

Ce lundi 20 avril 2009, intervention de Jacques Inrep et Robert Siméon, à titre individuel, auprès d’une trentaine de jeunes étudiants européens, de niveau « classes prépa », à l’invitation de l’organisation ICE [1], qui les a accueillis dans l’abbaye de Marcevol, près de Prades, dans les P-O, pour un symposium de mémoire européenne.

Le sujet à traiter par notre intervention était le suivant :« Etre objecteur de conscience en France en 1959 » à partir de l’ouvrage « Réfractaires non-violents à la guerre d’Algérie », ou : « Peut-on résister à l’intérieur d’une organisation totalitaire qu’est une armée de métier ? », à travers le livre de Jacques : « Soldat, peut-être … tortionnaire, jamais ! » (éditions Scripta).

Ce sujet trouvait place dans un catalogue ouvert sur « Retirada et deuxième guerre mondiale, 1949 : création de la RFA, 1959 : guerre d’Algérie, 1994 : génocide rwandais ».

Nous avons présenté chacun nos actes de refus d’obéissance ou de résistance, en les situant dans le contexte de l’après deuxième guerre mondiale, et des luttes d’indépendances des peuples colonisés ; des armées alliées vainqueurs des tyrannies, à ces mêmes troupes envoyées combattre les aspirations populaires à l’indépendance.

Nous avons mis l’accent sur l’impossible choix des conscrits : obéir aux ordres et se rendre complice de fait du pouvoir colonial, avec toutes ses compromissions et implications, ou déserter, ou refuser d’obéir, en assumant les conséquences, parfois dramatiques, du refus, tout en témoignant ouvertement devant le pays.

La présentation de notre histoire, totalement inconnue de ces jeunes, fut suivie d’un intéressant échange par questions-réponses, d’où nous retenons l’intérêt de nos auditeurs pour la reconnaissance, le soutien ou la contestation de nos entourages : familles, amis, relations politiques ou religieuses, etc …

Faut-il percevoir au travers de leurs questions, leurs propres difficultés à se faire comprendre et reconnaître par leur environnement ?

Ouvrages cités :
- Réfractaires à la guerre d’Algérie (Erica Fraters) aux éditions Syllepse.
- « Soldat, peut-être, … tortionnaire, jamais ! »(Jacques Inrep) aux éditions Scripta.


[1(Initiative Chrétienne pour l’ Europe, www.servicevolontaire.com)

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message

Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.