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Denis Berger, un ami de l’Algérie est parti…

Date de publication vendredi 10 mai 2013

Extrait de Mediapart : « … Denis Berger nous a quittés. Marxiste hétérodoxe, communiste dissident, universitaire non académique, il avait appartenu a la petite poignée de militants anticolonialistes qui, pendant la guerre d’Algérie, ont sauvé l’honneur internationaliste de la gauche française en soutenant activement le combat du peuple algérien… »

Dans la notice rédigée par Michael Lowy pour le Dictionnaire du mouvement ouvrier français on peut relever les passages suivants qui illustrent les relations de Denis Berger avec la révolution algérienne :

« ….Arrêté le 5 décembre 1958 avec un groupe de militants français et algériens - dont Moussa Khebaïli, chef de la willaya Paris-périphérie - D.Berger passe dix jours dans les caves de la DST, mais - contrairement aux militants maghrébins - n’est pas torturé, et finit par être libéré par absence de preuves…. »

"… Il se consacre essentiellement, avec certains amis de la Voie Communiste comme Roger Rey, à l’aide au FLN, en se spécialisant dans l’évasion de militants anticolonialistes. Ainsi, le 7 janvier 1961, ils préparent, avec l’aide de Gerard Spitzer, lui aussi emprisonné à Fresnes, la fuite de Mohamed Boudiaf et deux de ses compagnons - Doum et Bensalem - mais seulement ce dernier réussira à partir. L’opération la plus réussie a été l’évasion de six femmes du réseau Jeanson - deux algériennes et quatre françaises (dont Micheline Pouteau et Hélène Cuénat) - de la prison de la Roquette en février 1961, et leur sortie clandestine de la France (vers la Belgique). En mai 1962, pendant les négociations d’Evian, les algériens demandent à Denis Berger et Roger Rey d’aider à l’évasion de leurs principaux dirigeants, Ben Bella, Ait Ahmed et Mohamed Khidder, enfermés au château de Turquant près de Saumur. D.Berger et ses amis trouvent une galerie souterraine qui mène aux caves du château, mais un coup de téléphone malencontreux de Ben Bella à Rabah Bitat (emprisonné à Fresnes) met la police aux aguets et fait avorter la tentative.
Au moment de l’independance de l’Algérie D.Berger et ses amis de La Voie Communiste décident de soutenir Mohamed Boudiaf et son Parti de la Révolution Socialiste, plutôt que Ben Bella…"
.

Pour en savoir plus sur ce militant exemplaire de l’indépendance algérienne :

Hervé Hamon, Patrick Rotman, Les porteurs de valises. La résistance française à la guerre d’Algérie, Paris, Albin Michel, 1979 ; Ali Haroun La Septième Willaya, Paris, Seuil, 1986. Entretien avec D.Berger, novembre 1998.

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